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DE l’hISTOGÉNIE DU TISSU ÉLASTIQUE.
core, sur le fond d'une lumière monochromatique il m’arrivait de voir assez distinctement des striures longitudinales sur les libres élastiques, et la division en fibrilles des bouts de quelques fibres isolées. Cependant, je le répète, si je me hasarde à parler de ces images, c’est uniquement comme suite à celles dont il est question chez d’autres auteurs et je suis loin de leur attribuer une valeur décisive, propre à me faire incliner vers l’opinion depuis longtemps énoncée (Räuschel, Valentin) que les fibres élastiques ont une structure fibreuse.
En ce moment on ne saurait admettre une pareille structure que pour le tissu élastique jeune, eu se basant sur l’histoire de son développement.
Il est encore un fait digne d’attention et que l’on observe souvent lorsqu’on examine les membranes de l’amnios traitées d’après la méthode de la fuchsine décrite plus liant. Si, avant de monter la préparation définitivement, on l’étire à l’aide de deux pinces, on observe quelquefois sur les fibres étirées, non dans le sens perpendiculaire à leur axe, car il en a déjà été question, mais dans la direction même de l’axe, des ruptures de la substance élastique. On voit en même temps les deux bouts qui se sont séparés et bien tordus en zigzag, ou encore ont gardé leur direction primitive en ligne droite. Dans le premier cas on découvre que les fragments tordus de la fibre ont l’air d’être placés dans un tube droit qui se traduit optiquement, des deux côtés, par deux faibles contours incolores. Dans l’autre cas on n’aperçoit, ces contours que dans l’espace que laissent entre eux les deux bouts de la fibre rompue, et ils disparaissent complètement dans les endroits restés intacts. C’est pourquoi on croit voir une gaine qui entoure la libre élastique. Cette gaine existe-t-elle véritablement,, ou ces contours ne sont-ils que l’expression optique du lieu que la substance élastique avait occupé dans la substance fondamentale? Ce sont là des questions auxquelles il ne nous est pas encore permis de répondre.
Les résultats de mes recherches sur la question de l’histogénie du tissu élastique exposés plus haut ont été soumis par moi à la Société Impériale des Naturalistes de Moscou dans sa Séance du 17 octobre 1896.