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DB l/n IS T 0 (i É NIE DU TISSU ÉLASTIQUE
aux membranes de l’amnios, je l’ai trouvée très utile, moins cependant pour la coloration élective des libres élastiques que pour la démonstration du rapport qui existe entre celles-ci et les libres collagènes, vu que ces dernières ressortent par ce traitement avec beaucoup de netteté. On peut encore s’en servir avec avantage pour l’étude des éléments cellulaires et de tous les changements qui s’y produisent. Pour cette étude, on peut encore faire usage du procédé de fixation des membranes de l’amnios par un mélange fraîchement préparé de 4 parties d'une solution aqueuse saturée d’acétate cuivrique et d’une partie d’acide osmique à 1 pour 100 (pendant 3—4 heures), après quoi le tissu est traité par l’acide gallique. Ce fixateur, tout en laissant les détails de la structure du tissu intacts, joue en même temps le rôle d'un bon mordant, sans ratatiner les membranes-—ce que font tous les autres fixateurs contenant de 1 acide osmique. N’ayant pas trouvé de description de ce procédé dans les ouvrages spéciaux que j’ai eus à ma disposition, j’ai dû le combiner moi-même, la nécessité s’étant présentée de vérifier une observation à l’aide du fixateur nucléaire (OsO/i, tout en prenant en considération les particularités de l’objet sur lequel portaient mes travaux.
Lorsqu'on observe dans l'eau ou dans la glycérine diluée des lamelles extrêmement minces d’amnios de l’embryon du cochon traitées d’après la méthode de la fuchsine, modifiée comme je 1 ai indiqué, on voit les fibres élastiques ressortir nettement en bleu foncé sur le fond rougeâtre de la préparation, comme je l’ai déjà dit. La répartition de ces fibres dans les différents étages des lamelles n'est pas la même. Dans les couches de Y amnios proprement dit et dans celles du chorion les fibres parcourent la préparation en ligne droite et envoient sous un angle plus ou moins aigu des prolongements latéraux qui s’anastomosent avec des fibres de la même espèce, mais disposées quelquefois a une distance égale a la moitié ou même à toute la largeur du champ visuel du microscope. Cela donne l’image d’un réticule à très larges mailles. On rencontre, en outre, des fibres qui parcourent plusieurs champs visuels sans donner de prolongements latéraux. Souvent, au lieu d'une seule fibre on en voit tout un faisceau, formé de fibres parallèles non-anastomosées au moyen de prolongements et séparées visiblement les unes des autres par des espaces remplis de substance inter-cellulaire.
Les mêmes fibres ont un tout autre aspect dans la couche moyenne qui unit l’amnion au chorion. Nous y voyons un réticule serré, mais extrêmement délicat et à mailles très fines. La grosseur des fibres des réticules, tant à larges mailles qu’à mailles serrées, varie beaucoup, en commençant par des filaments à peine mesurables et eu finissant par des grosseurs de 8 à 10 a. Cependant les fibres du réticule à mailles serrées sont toujours moins grosses que celles du réticule à larges mailles, du moins dans l’amnios de l’embryon du cochon. Dans celui du cochon d’Inde elles sont un peu plus grosses.
Ce qui est surtout remarquable et peut être observé presque sur chaque préparation, c’est la réunion graduelle de fibrilles extrêmement fines en une seule fibrille, dont le diamètre est égal à la somme des diamètres de ses composantes. Les fibrilles plus grosses, ainsi formées, se réunissent à leur tour en fibrilles encore plus grosses et ainsi de suite, jusqu'à ce que la dernière