﻿DE l’hISTOGKNIE DU TISSU ÉLASTIQUE.
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limite de grosseur des fibres visibles sur la préparation soit atteinte. Si l’on produit sur celle-ci au moyen de deux pinces une traction assez forte pour amener la rupture des fibres élastiques, on voit leurs extrémités, à l’endroit de îarupture, se tordre de la même façon que les fibres du ligamentum nuchae, lorsqu’on les effile.
Tel est l’aspect des fibres adultes. Voyons maintenant ce qui se passe à des degrés de développement moins avancés. Dans ce but examinons, après la coloration élective, des préparations de celles des couches des membranes dans lesquelles se forme le réticule à mailles serrées. Il est avantageux de ne pas les prendre trop jeunes, mais plutôt à des périodes où l’aspect étoilé des cellules soit déjà prononcé et où celles-ci soient séparées les unes des autres par une assez grande quantité de substance inter-cellulaire pour que chaque cellule soit nettement visible. Les cellules qu’on y rencontre sont assez grandes; elles sont formées d’un grand noyau rond ou ovoïde, d’un protoplasma finement granulé de couleur rose, et de longs prolongements protoplasmiques qui anastomosent avec les prolongements des cellules voisines. Il suffit d’un apochromate de Zeiss de 4 mm. pour distinguer dans le protoplasma de ces cellules des granules d un bleu exactement identique à celui dont se colore la substance élastique toute nuire. Ces granules remplissent le protoplasma des cellules tantôt sans aucun ordre apparent, tantôt en forment des chapelets. Le mot «granule» a besoin d’une explication. Je ne m’en sers, pour désigner ces élaborations, que par convention et pour être bref, car ce mot présente l'idée d'un corps solide, ce qui ne saurait être dans notre cas. Ces corpuscules sont surtout de forme sphérique, cependant quelques-uns forment de petits amas irréguliers. Leur grandeur varie, en commençant par ceux qu’on distingue à peine dans une immersion homogène et en finissant par ceux qui sont très bien visibles au système de correction 4,0 mm. Ces granules ont l’air de couler dans les prolongements des cellules: plus ceux-ci s’amincissent en s’éloignant du corps de la cellule, plus le nombre des rangées formées par ces granules diminue. Vers le milieu de la jonction des prolongements de deux cellules voisines, les granules ne forment plus qu’une seule rangée, rarement 2—3. Lorsqu'ils rencontrent des granules analogues se mouvant dans un prolongement voisin, ils se confondent avec eux pour former un filament extrêmement fin et uni (Fig. 2). Celui-ci devient de plus en plus long, à mesure que de nouveaux granules viennent s’ajouter à ses deux bouts. Le filament a la même coloration que la fibre élastique tout-à-fait adulte. On observe souvent qu'un filament de ce genre se forme dans les limites d une seule cellule; en ce cas il est ordinairement un peu renflé vers le milieu, ce qui fait que la fibre entière ressemble à un fuseau très allongé. Dans la suite le filament va toujours s’unir à un autre filament de la même espèce, après quoi leur surface s’égalise et devient régulièrement cylindrique. Ce qui est curieux, c’est que les fibrilles élastiques formées se rangent dans le protoplasma de la cellule de manière à ne jamais toucher au noyau. Si ce dernier se trouve sur le passage d’une fibrille, celle-ci décrit une courbe parallèle à la surface du noyau—ce qui lui donne la possibilité de passer à une certaine distance du noyau—pour reprendre sa direction première aussitôt que l'obstacle est tourné. C’est ainsi que se forme le réticule à