﻿DE 1,’hISTOOÉNIE DU TISSU ÉLASTIQUE.
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-tion s’écarte quelque peu du sujet de notre communication, cependant je crois de mon devoir d’en faire mention en tant qu elle concerne les membranes de l’amnios. En effet, quiconque voudrait soumettre mon travail à un contrôle, tomberait en premier lieu sur des images comme celle de la fig. 4, qui a servi de base à la troisième de mes conclusions. 11 s’y produit, pour ainsi dire sous les yeux de l’observateur, la réunion en une fibre plus grosse de fibrilles minces qui, à leur tour, ainsi que nous le savons par l’histoire de leur développement, ont été formées par la soudure de granules de nature élastique. La faculté de se souder a été depuis longtemps reconnue comme Tune des propriétés caractéristiques de la substance élastique. Dans notre cas cette propriété se manifeste de deux manières: d’un côté, par la soudure des granules entre eux dans le but de former la fibrille primordiale, par conséquent dans un plan perpendiculaire à l’axe longitudinal de la fibre future; de l’autre— par la soudure entre elles des fibrilles primordiales pour produire une fibre plus grosse —dans un sens parallèle à l’axe longitudinal de celle-ci. La première de ces soudures est plus solide, car on ne parvient pas à la détruire mécaniquement, c’est-à-dire à diviser les fibrilles les plus minces en granules; l’autre l'est moins, surtout au commencement. Lorsqu’on étire fortement une membrane amniotique dans les directions perpendiculaires à l’axe longitudinal de ses fibres, on arrive quelquefois à diviser en un faisceau de minces fibrilles une fibre qui au point de vue optique présentait déjà un tout homogène, comme cela se voit sur la fig. 5, tandis que des deux côtés opposés, là où l'étirement n’avait pas eu lieu, la fibre continue à former un tout homogène au point de vue optique. 11 est donc permis de penser que la fibre élastique, étant composée de fibrilles plus minces, garde cette structure fibreuse pendant un certain temps. Peut-être même la garde-t-elle pour toujours, mais les considérations sur l’action des agents de désagrégation que j’ai énoncées plus haut m’empêchent pour le moment de toucher à cette question. Si l’on accorde à ces agents quelque valeur pour l’étude de la structure intime de la fibre élastique, qu’il me soit permis de mentionner une méthode de traitement grâce à laquelle j’ai eu la possibilité de voir assez clairement la structure fibreuse de fibres élastiques tout-à-fait développées. On opère de la manière suivante: de petits morceaux du ligament nuchal d'un veau sont fixés par une solution aqueuse d’alcool et d’acide osmique (à 1 pour 100) et noircis par du tannin (procédé Kolossoff), après quoi on les monte dans la paraffine et l’on en fait à l'aide du microtome des coupes aussi minces que possible, d’une grosseur de 5 a tout au plus. On colle les coupes sur le couvre-objet d’après la méthode dite japonaise et on les traite successivement par le xylol pour éliminer la paraffine, par l’alcool absolu, l’alcool dilué et, en dernier lieu, par l’eau. Après cela on place le couvre objet avec la coupe sur une grosse goutte de potasse caustique à 25 pour 100 se trouvant sur le porte-objet et l’on abandonne pour quelques heures l’objet ainsi garanti de la dessication. On ajoute de temps en temps de la potasse caustique, en mettant une goutte sur le bord du couvre-objet. 4—5 heures après on remplace la potasse caustique par de l’eau et l’on écrase la préparation en frappant le couvre-objet d’une grosse aiguille. Lorsque je regardais une préparation ainsi faite avec un obscurcissement central ou, mieux en-