﻿16
l’hémine ën rapport avec l’alcool et quelques basés.
lui cédant néanmoins une partie considérable de leur pigment, C’est de la même façon qu’agissent les solutions alcooliques de la triméthylamine, de la pipéridine et de quelques autres substances. Avec la solution de pipéridine on obtient des cristaux d’un rouge intense bien formés mais déliquescents à l’air; le liquide qui se forme brunit et l’on n’en obtient plus de substance cristalline.
En général, l’emploi des alcalis que nous venons de nommer ne nous paraît pas convenir à cause de leur caractère volatil.
C’est la quinine dissoute dans l’alcool ou, mieux encore, dans le chloroforme qui rend de précieux services dans le traitement de l’hémine. Lorsque 1 gr. d’hémine est traité par 1 gr. (c’est à dire par un grand excès) de quinine dissoute dans 50 gr. de chloroforme, et chauffé légèrement pandant 10—-15 minutes, la matière colorante passe dans le dissolvant, en formant un liquide brun foncé qui tient en suspension des carcasses incolores de cristaux qu’on parvient facilement à en séparer par la filtration. Par le refroidissement seul du liquide il ne se forme pas de dépôt; ce n’est qu’après l’évaporation complète du chloroforme qu’il se produit une masse ressemblant à une laque. Lorsqu’on ajoute petit à petit une solution alcoolique de HCl ou de l’acide acétique à la solution chloroformique chauffée, la couleur de cette dernière passe subitement au rouge foncé, et des cristaux commencent à se déposer. La forme et la grosseur de ces derniers dépend du degré de concentration du liquide ainsi que du caractère de l’acide dont on s’est servi pour neutraliser la quinine; c’est avec l’acide chlorhydrique que la cristallisation se fait le plus régulièrement. 11 se forme ordinairement des lamelles plates et pointues à côté de tablettes allongées et même régulièrement hexagonales. On obtient sous forme de cristaux à peu près 85°/0 de l hémine employée.
Les carcasses restées sur le filtre retiennent ordinairement un peu de matière colorante qui ne peut être extraite que par de l’alcool ou par du chloroforme acidulé par de HCl. La quantité (déterminée dans une seule expérience) s’en élève à 6%.
De cette manière 90% environ de l’hémine-employée peuvent être regagnés sous la forme de ses produits de décomposition. Une certaine quantité de matière colorante cristalline peut encore être tirée des eaux mères fortement colorées, mais à cet effet il est nécessaire d’en éliminer la quinine. On y parvient en précipitant le mélange d’alcool et de chloroforme par de l’eau, ayant soin de répéter l’opération jusqu'à qu’il ne soit plus possible de découvrir la présence de la quinine dans le liquide aqueux. Néanmoins le résultat obtenu n’est pas toujours satisfaisant, Il arrive qu’on obtient une substance très soluble dans l’alcool, le chloroforme, le chlorure d’éthylène, le sulfure de carbone, le benzol, mais ne pouvant se cristalliser d’aucun de ces dissolvants dans quelque condition que ce soit. C’est en cette même substance que se transformé la masse entière des cristaux obtenus de la combinaison avec la quinine, si on les humecte par une solution alcoolique d’acide chlorhydrique et qu’on les chauffe à 100°.
Lorsqu’on traite ces mêmes cristaux par le chloroforme, celui-ci absorbe une quantité assez considérable de la matière colorante très soluble dans le