﻿L*H é MIN E fi N RAPPORT AVEC i/aLCOOL ET QUELQUES BASES. 1"
chloroforme ainsi que dans l’acétone, ne formant pas de résidu et se cristallisant en paillettes toutes pareilles aux autres et atteignant jusqu’à 1—2 mm. de longueur. Par la cristallisation fractionnée la même substance est évidemment obtenue dans toutes les fractions. Le reste des cristaux, en partie corrodés, en partie réduits en poudre fine et amorphe, se dissout facilement à chaud dans le chloroforme légèrement acidulé par de l’acide chlorhydrique. De cette solution on obtient à nouveau des cristaux bien formés qui après la dessication cèdent au chloroforme une partie de leur matière colorante. Les parties non dissoutes sont en général moins vivement colorées que les cristaux dont on s’étâit servi au début.
Nous basant sur l’action des alcalis sur l’hémine, nons avons cru pouvoir conclure qu’elle «renfermait deux substances: une matière colorante d’un caractère acide et une matière incolore d’un type basique.
L’hémine obtenue est d’abord lavée à l’eau, puis à l’alcool; à la température ordinaire ce dernier se colore d'autant plus qu'il renferme moins d’eau. L’observation de ce phénomène nous fit soumettre à une étude plus approfondie l’action de l'hémine sur l’alcool. 2 gr. d’hémine furent chauffés à l’ébullition (pendant 10—15 minutes avec 300 gr. d’alcool à 99% —- 98%); après avoir atteint un certain degré d’intensité la coloration rouge-foncé de l’alcool n’augmentait plus et le liquide chaud fut filtré. Il nous fallut répéter cette opération 19 fois avant d’obtenir un alcool à peine coloré en jaune.
Le microscope nous montre dans l'hémine les changements suivants. D’après les recherches de M. le professeur Lagorio (Journ. de la Soc. russe de phys. et de chim. XVII, 35) cette substance renferme deux formes cristallines, l’une appartenant au système triclinique, l’autre—en quantité beaucoup moindre—au système monoclinique. Cette dernière forme est représentée par des tablettes rhombiques assez régulières, qui, étant traitées par l’alcool, lui cèdent leur matière colorante et restent sous forme de carcasses incolores, tandis que la masse principale de l’hémine, celle qui appartient au système triclinique, retient encore toute sa matière colorante. Petit à petit, après avoir passé à l’état granuleux, strié, l’hémine finit par céder à l’alcool toute sa matière colorante. Pour en délivrer définitivement les carcasses des cristaux, on est obligé de les chauffer avec une petite quantité d’alcool acidulé par l’acide chlorhydrique.
La matière colorante extraite de l’hémine se dissout assez facilement dans l’alcool, donnant néanmoins un résidu assez considérable de granules amorphes, incolores (peu colorés) qui ne cèdent définitivement leur pigment qu’à l’alcool acidulé.
La substance cristalline qu’on obtient des solutions alcooliques paraît être identique avec la substance qu’on obtient de la combinaison formée avec la quinine, et cède, comme elle, une partie de son pigment au chloroforme.
Tous ces faits peuvent être regardés comme une preuve indubitable de ce que l’hémine est formée de deux substances, l'une incolore, l’autre colorée. Il a été démontré, par des expériences, que la première ne contient point de fer, tandis que la seconde en renferme beaucoup. La dernière a les propriétés optiques de l’hémine à un degré relativement plus grand. Le Men chimique, en admetant qu’il en existe un entre ces deux substances, est détruit non seulement par les bases,
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