﻿Far M. Léon iVlcrokhowetz,
Professeur de physiologie à l’Université Impériale de Moscou. (Suite — voir p. 15)
De plus, 1 observateur étant placé entre la machine et la grenouille, s'i approche la main de P animal comme pour le montrer de l’index, les muscles commencent à se contracter à une distance pouvant atteindre jusqu’à un mètre. Que l’on approche ou éloigne la main, tous ces mouvements sont inscrits sui le myographe par la patte galvanoscopique.
Dauly a confirmé les résultats des expériences de Leduc et Rouxeau. Dauly, à son tour, a dénudé le nerf sciatique d'une grenouille et l’a suspendu à un crochet de cuivre, qui, isolé de l’appareil, venait plonger d autre part dans un verre contenant du mercure. L’expérimentateur déduisit de ses observations: lü que la patte se contractait, si elle communiquait avec le mercure ou avec un crochet métallique, et que 2" si elle ne communiquait pas avec les métaux, elle ne se contractait que quand elle était touchée du doigt. Les mêmes phénomènes ont été observés par Dauly dans les conditions suivantes: l’armature externe d'une des bouteilles de Leyde de la machine étant mise en communication avec le sol ou une conduite d’eau du laboratoire, celle de l’autre était reliée au moyen d’une chaîne à un plateau métallique vertical d'un pied carré environ, porté par un support isolant. C’était en quelque sorte un prolongement de la machine qui pouvait être porté plus ou moins loin de celle-ci, suivant les besoins. Un second plateau analogue au premier, que l'on pouvait en éloigner plus ou moins selon que l'on désirait affaiblir dans une mesure plus ou moins grande l'intensité de 1 excitation, était relié par un conducteur à l’excitateur en usage. Par le fait nous sommes ici en présence du condensateur à air et à large surface, qui servait à Gergens en 1872, puis à Tiegel, comme nous le verrons plus loin. On a ainsi un agent d’excitation expérimentale maniable et dont on peut facilement graduer l’intensité. Cela devient presque aussi simple qu'avec le rhéocorde pour les courants continus, ou le chariot de Du Lois Reymond pour ies courants faradiques (Rouxeau, p. 4).
Récemment J. Loeb (a, p. 483) se servait de la machine de Golz-Toeppler avec une distance de décharge de 2 à 5 cm. En plaçant son électroscope-C, posé sur une planche de verre à des distances et dans des directions différentes, Loeb a pu constater que les contractions des pattes dépendaient non seulement de la distance entre l’électroscope et l’excitateur, mais aussi de la position relative des axes longitudinales des préparations par rapport à l'excitateur. 8>i ces axes sont parallèles, l’on peut observer des contractions même à 1 métré de distance de l’excitateur. Dans ces conditions, d'après Loeb, il est préférable de se servir de deux électroscopes semblables, disposés en croix. En