﻿2. EXPLORATION DU CHAMP ÉLECTROSTATIQUE.
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4. L’étude du champ électrostatique dû aux bobines d’induction a été commencé, autant que je sache, en 1844 par du Bois Reymond (p. 4 29) quand il prit en considération 1 action unipolaire d un inducteur. Lu répétant les expériences de du Bois Reymond, AV. Zahn, dans le laboratoire de H. Helmholtz en 1869, aperçut les contractions de la patte galvanoseopique— 1 electro -scope-B, posée sur une plaque de verre, dont la superficie inférieure était couverte d'une couche de staniol, réliée à un des pôles de la bobine induite d’inducteur de du Bois Reymond. Si l’on touche le nerf du doigt, on voit la patte tomber en tétanus, surtout quand on fait communiquer 1 autre pôle avec le soi; mais les mêmes phénomènes se font voir sans le contact du doigt, si la batterie du circuit primaire est suffisamment forte. L’on obtient des contractions non moins fortes, si l’on prend d une main le pôle libre, et que l’on approche l’autre du côté de la patte. Il est préférable, ajouterons-nous, de procéder aux expériences de AV. Zahn à l’aide d’un isoloir de Mascart, muni d’un disque métallique recouvert d’une plaque sèche en ébonite plus large que lui, et destinée à porter les préparations soumises à l’expérience. L'un des pôles est rélié au disque métallique et l’autre communique avec le sol. AV. Zahn donnait, comme il fallait s’y attendre, 1 induction électrostatique pour explication de ses expériences, et sous ce rapport ces dernières sont identiques à celles de Leduc, Dauly et Rouxeau, mentionnées plus haut. En effet, dans ce cas comme dans le précédent, les préparations des pattes ne se trouvent aucunement en contact immédiat avec les électrodes').
E. Tiegel en 1878 fit des expériences analogues avec l’inducteur de Ruhmkorff, mais dans une autre direction. Eu faisant communiquer les pôles des bob mes induites avec l’excitateur, entre les boules duquel jadlissaient des étincelles, E. Tiegel constata à une distance de deux ctm. des boules les contractions d’une jambe galvanoseopique (l'électroscope-B), placée sur une plaque de verre; si l’on touche du doigt la jambe galvanoseopique placée à une distance de 10 ctm. des boules, ou bien l’humeur entourant la patte, mais surtout la coupe transversale du nerf à l’aide d'une aiguille, on fait tomber la patte en tétanus.
C'est alors que K. Gergens profita de la méthode de E. Tiegel et, afin de doser pour ainsi dire Faction de l'induction électrostatique, eut re cours au condensateur vertical aérien d’Œpenus, dans lequel il avait supprimé la plaque de verre intermédiare. L’un des plateaux du condensateur, disons disque inducteur, était mis en communication avec l’un dis pôles de la bobine induite: l’autre plateau—disque induit pouvait être plus ou moins éloigné du premier à, l’aide d’un chariot et portait l’électricité induite par un conducteur en fil au lieu indiqué.
Nous trouvons à propos de mentionner ici notre excitateur à disques de grandeurs différentes. L’excitateur est fixé à l’aide de charnières sur des isolateurs en verre, glissant le long du chariot. Les disques, peuvent être placés sur le même isolateur simultanément, avec ou sans excitateur, et tourner autour de l'axe vertical (fig. 11).
*) ,,Auf diese Weise waren zwei Untersuchungsstellen hergestellt, eine durch die isoliren-der Glassjilatte, die andere durch die zweiten Schenkel und Hand befindliche Luft“ avait dit W. Zahn (p. 258Q.