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LE CHAMP ELECTROSTATIQUE EX PHYSIOLOGIE.
E. Tiegel, à sou tour, se servit de l’appareil de E. Gergens eu reliant Tun des pôles de la bobine induite au disque inducteur, et l'autre au sol. La jambe galvanoscopique, placée sur une plaque de verre, était mise en communication avec le disque induit, et la patte appartenant à la même préparation—avec le sol. Le résultat de cette combinaison n’est véritablement que l’électroscope de Galvani. comme l'électroscope E ou F. Dans ces conditions, l’on n’observe bien entendu que des phénomènes déjà décrits.
Les expériences faites par J. Magini en 1888, ne sont au fond qu’une suite à celles des auteurs précédents. Un des pôles des bobines induites de du Bois Reymond ou de celles de Ruhmkorff est muni d'un fil de cuivre mesurant jusqu'à 6 ctm. de long, dont le bout libre est couvert d'une mince plaque de verre; à cette extrémité du fil on approche la jambe galvanoscopique de sorte que le nerf librement posé se dirige vers le fil. A chaque coup de l’interrupteur,
Fig lion observe des contractions de la patte, même à une distance de 10 ctm. Magini constata des contractions identiques, en disposant le nerf immédiatement sur les spires de la bobine induite ou en le séparant d’elles par quelques couches de papier ou de soie. Si les courants sont relativement faibles, l’on n’observe des contractions que si le nerf est parallèle aux spires de la bobine.
Nous pouvons ajouter que les contractions des pattes augmentent d’intensité, même à une courte distance de l’appareil, si l’on touche la patte du doigt ou si on le fait communiquer avec le sol. Quant à la disposition des nerfs par rapport aux spires, nous sommes obligés de constater que les préparations de grenouilles en sont tout-à-fait indépendantes: que les nerfs soient placés parallèlement ou perpendiculairement aux spires les pattes se contractent également dans les deux cas.