﻿2. EXPLORATION DU CHAMP ÉLE<’I’KOSTATIQl’E.	105
B. Danilewsky se servait généralement dans ses expériences *) des memes méthodes et des memes appareils que ses prédécesseurs. C'est ainsi qu'il fit usage d'une modification de l’électroscope-A de Galvani déjà mentionné par nous: il se composait de la jambe, du pied et du nerf sciatique; l'os de la cuisse restait pour qu’on pût fixer la préparation sur un support ou pour le tenir dans la main; le bout central du nerf restait en communication avec un morceau de la colonne vertébrale. L'électroscope, dans certains cas, était suspendu verticalement à un support en bois isolé, ou bien posé horizontalement sur une planchette de paraffine. Dans quelques expériences, il suffisait, d’après B Danilew-sky, de tenir la préparation par l'os de la cuisse dans la main, isolée ou non, mais il était préférable de faire communiquer l'électroscope avec le sol. (b, p. 518,538). Quelquefois B. Danilewskv, comme Galvani, Rouxeau, Danly et Tiegel, remplaçait la colonne vértébrale par de l’étain battu, par un morceau de papier assez grand, imbibé d’eau (b, p. 519), ou même par un grand conducteur métallique b, p. 527), en les joignant au bout central du nerf. Pour ce qui est des inducteurs, B. Danilewsky se servait aussi des bobines de du Lois Reymond et de Rulnnkorff. Cependant les inducteurs, dans les expériences de Danilewsky, étaient si puissants qu'ils donnaient des étincelles d'une Ion gueur de 10, 25 ctm. et plus (b, p. 517,530 .
Dans un champ électrique faible, la patte garde un repos absolu, mais il suffit de toucher à la préparation et particulièrement au nerf, d’un conducteur ou tout bonnement du doigt, pour que les contractions apparaissent aussitôt. Dans un champ assez fort il n'y a qu'à en. approcher la main, comme cela avait lieu chez Rouxeau et Dauly, ou bien une plaque métallique réunie par un fil au sol, pour que les contractions s'effectuent (b, p. 517. 538). B. Danilewsky considère la disposition suivante comme très commode: la préparation est fixée sur l'un des côtés d'une planchette de paraffine épaisse, tandis que le côté opposé porte une planche métallique qui est réunie an sol (b, p. 250). En reliant cette seconde plaque directement avec le pôle de la bobine par un fil, au lieu de les faire communiquer par le sol, comme cela avait lieu dans les recherches de ses prédécesseurs, B. Danilewsky obtint, entre ces deux plaques inductrices, liées chacune à un pôle, un champ assez fort pour provoquer la contraction des pattes sans les toucher (b. p. 517,520). Néanmoins dans l'espace séparant les deux plaques inductrices éloignées de 50 cm à 1 mètre l’une de l'autre, les contractions ne s’observent que sur certains points. Conformément aux recherches de J. Loew, B. Danilewsky constata que la patte ne se contractait pas du tout au milieu de cet espace, mais qu'il suffisait d’un petit déplacement du côté de l'une des plaques pour provoquer des contractions. Cette «sphère indifférente> ou «neutrale» se déplace du côté de la plus petite plaque, si les plaques sont de grandeurs différentes (b. p. 525). Outre cela, plus l'intervalle entre les plaques est petit, plus les contractions sont faibles, et plus il est difficile de mettre exactement la préparation dans la sphère indifférente. Si l’on approche les électrodes en forme de boules qui remplacent ici
') L’article succinct de B. Danilewsky avait paru en russe dans le Messager de la Al <■ de ci ne au mois de décembre 1896.