﻿2. IïXpLoiîàtiox pu champ ÉLECTROSTATIQUE
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2. Inducteurs ordinaires, munis de bobines induites enroulées par couches de fils allant d’un bout à l'autre des appareils, il est necessaire d’y distinguer rigoureusement le bout extérieur du bout intérieur de la bobine induite. Dans ces bobines, le bout intérieur engendre un champ électrostatique d une tension plus faible (pie celle du bout extérieur. Comme la physique nous l’apprend, ce phénomène dépend de la condensation électrique par la masse métallique de la bobine. Dans ces conditions, le plan équatorial se déplace vers le bout intérieur. Chacun peut aisément se convaincre de la différence d’action des deux pôles: il suffit d’en approcher un doigt ou une aiguille unie à la terre, pour apercevoir, dans un cas, une étincelle vive, et dans l’autre une étincelle faible ou meme tout-à-fait nulle.
Les pôles des bobines cloisonnées se comportent à cet égard d’une façon parfaitement identique, si les bouts analogues des sections sont unis entre eux; dans le cas contraire, les bouts extérieurs sont aussi plus forts que les bouts intérieurs; généralement, il est préférable de relier les bouts extérieurs des sections extrêmes avec les bornes des bobines induites. Cependant, dans les deux cas, indépendamment du mode d'enroulement des bobines, les contours et les limites des champs dépendent aussi des formes et des dimensions des allonges conductrices, liées aux bouts des bobines induites ouvertes: plus le conducteur est petit et pointu, plus le champ correspondant est faible; généralement, plus les conditions sont favorables à la déperdition de l'électricité d un pôle, plus le plan équatorial se déplace du côté de ce pôle, pour enfin prendre sa place, quand le pôle est uni à la terre. Pour l’étude du champ électrostatique provoqué par les pôles libres d’une bobine, il est préférable d utiliser une batterie voltaïque aussi faible que possible; sinon tous les objets d alentour peuvent influencer immédiatement la patte, le téléphone, etc...
En menant l’explorateur, muni d’une petite boule, le long de la bobine, il est facile d apercevoir toutes les nuances qui s'observent dans la tension des champs: les pattes se contractent, le téléphone se met à sonner, les feuilles d’un électroscope tombent en frémissement, en s’écartant et en s'approchant de temps en temps. Néanmoins l'intensité de ces phénomènes dépend avant tout de la tension de la partie du champ où se trouve l'explorateur. Mais tous ces phénomènes disparaissent instantanément, si les pôles de la bobine induite sont mis en court-circuit: le champ électrostatique n'existe plus, comme cela fut aussi constaté par Poggendorff en 1863 (p. 308); l'explorateur même, mis en contact avec les parties métalliques nues du circuit primaire ou secondaire, n’excite plus nos électroscopes physiques ou physiologiques.
11 résulte de tout ce qui précède que la tension du champ atteint son maximum quand le circuit secondaire est ouvert; au contraire, la tension s abaisse à mesure que la distance explosive diminue, pour devenir presque nulle par court-circuit. Au surplus quand l'inducteur est assez fort, le téléphone seul résonne encore à une très courte distance de la bobine, de même, si on touche le fil du court-circuit ou les parties dénudées du circuit secondaire. Dans ce cas les inducteurs ressemblent aux machines électrostatiques mises en court-circuit; la tension du champ due aux machines électrostatiques s abaisse à son tour avec le décroissement de la résistance entre les pôles des machines.