﻿108	LE CHAMP ÉLECTROSTATIQUE EX PHYSTOI.OOIE.
Contrairement à J. J. Thomson (p. 257). qui considérait l’introduction de papier mouillé dans le circuit de la machine électrostatique comme on moyen d’éliminer son action électrostatique, nous pensons avec N. Tesla (n. 256) et 0. Lehmann (p. 4 8), que, si faible que soit semblable résistance, la machine est nécessairement et toujours une source d électricité libre pour toute la longueur du circuit.
Cependant la bobine ouverte n’est pas seule susceptible de provoquer un champ électrostatique; si nous considérons que les inducteurs assez forts, fermés par un lil gros et court, comme il en a été fait mention plus haut, engendrent un champ faible, nous nous voyons amenés a nous demander quelle résistance il convient d intercaler entre les pôh s de la bobine induite, pour obtenir un champ électrostatique sensible aux électi oscopes physiques et physiologiques? Des observations que nous voyons dans 1 histoire, il résulte que dans ce but il est indispensable d’introduire une résistance égale a celle de la bobine donnée: plus la résistance est grande, plus le champ électrostatique est fort. Pour éviter la self-induction, il est préférable d introduire entre les pôles de la bobine une résistance linéaire ou liquide, telle que des cordons, des bandes de papier a filtrer imbibées d eau acidulée ou non, de chlolure de sodium, de sulfate de zinc, etc., ou des tubes de verre contenant quelque liquide. Il va sans dire que l'on peut également mettre à contribution les organismes végétaux et animaux vivants et morts, ainsi que leurs parties, qui possèdent, comme on le sait, une haute resistance. Enfin, les tubes de Geissler, de Crookes et autres analogues peuvent être intercalés, pour jouer le rôle de résistance, entre les bornes de la bobine induite avec le même succès. Dans tous les cas dont nous avons parlé, plus la resistance introduite est grande, plus le champ électrostatique est puissant.
Si	les	conditions	restent	les mêmes,	mais que l'on se serve des	inducteurs
cloisonnés,	le	plan	équatorial	passe par	le milieu de la	bobine et	de 1 objet
induit	en qualité	de résistance;	des deux	côtés du
r* y- -	plan équatorial se trouvent les sphères d'action déjà
——	décrites (fig. 12). Au contraire, dans le circuit secon-
!	( daire des inducteurs non cloisonnés, l’espace équato-
|	---- rial ne se présente que dans la région de résistance.
{__ c _____________J Pair v compris, et le plan équatorial est déplacé du
,__________________ côté du pôle (pii communique avec le bout intérieur
de la	bobine induite. Dans ces	conditions	la chute
a _________J	du potentiel commence à partir du pôle réuni au
bout extérieur d’enroulement, et continue tout le long lg’	de la bobine jusqu'à l’autre bout du fil d'enroulement,
6. 11 est très important de rappeler que Riess (p. 5 51) en 1840 observa la charge d’un conducteur non fermé sous l'influence d’une chaîne électrique parallèle (fig. 13); Masson & Bréguet (p. 129), durant l'année suivante, notèrent la transformation des courants induits dans une bobine ouverte en électricité statique dont ils chargèrent un condensateur: de même Sinsteden en 1846 constata (a, p. 353) dans des conditions analogues non seulement l’apparition d’étincelles, mais encore la divergence des feuilles d un électroscope. Fuchs enfin (p. 213) étudia à l’aide d’un électromètre de Hankel la charge électrostatique des bouts d'un inducteur ouvert de du Bois Reymond.