﻿2. EXPLORATION OU CHAMP ELECTROSTATIQUE.	207
Ainsi en partant du cas fondamental d’induction, où les pôles des bobines sont unis par un conducteur à résistance minime, nous pouvons élever progressivement la capacité électrostatique d’une bobine induite par l'introduction d une résistance toujours croissante jusqu’à interruption complète du circuit secondaire.
D'après les recherches de Sinsteden, Helmholtz, Schiller, Mouton, etc... il est admis que le courant induit d’une bobine ouverte est partout le même excepté aux bouts de la bobine, qui dans ce cas jouent le rôle de condensa* teurs, ce qui amenait à penser que la capacité électrostatique de la bobine in • duite demeurait constante. Néanmoins, selon R. Colly 1), la capacité est représentée non seulement par les bouts de la bobine, mais aussi par la bobine entière, et cela à cause de la différence des potentiels entre les spires, ainsi qu’entre les couches des spires; c’est pourquoi «la charge statique> s’amasse au dedans de la bobine (p. 8). Sous ce rapport l'histoire même nous offre une confirmation expérimentale de cette conclusion. Sinsteden (b, p. 465) enveloppait les bobines induite et inductrice d’une couche de staniol isolée par du papier verni et, en reliant ces couches de staniol par un conducteur, il observait l’apparition de vives étincelles. Frappé de la puissance électrostatique de l'inducteur, Sinsteden mit en pareil cas l’appareil au rang des machines électrostatiques.
D’après nos expériences il suffit d’une bande mince de cuivre ou de zinc d’une largeur de 2 ctm., munie d’une pointe et placée sur ou autour de la bobine induite ouverte en forme d’anneau: même les plus petites de nos bobines produisent alors des étincelles piquantes et douloureuses, quand on approche la main. Si l’on déplace cet anneau le long de la bobine, la différence de tension entre les bouts et le milieu se démontre avec le même succès que dans les cas déjà décrits. Au reste il suffit d'une plaque métallique de 10 à 16 ctm. carrés, munie d’une pointe et placée sur la bobine induite, pour obtenir des étincelles et pour mettre en mouvement les feuilles d’un électroscope. D’autre part les tubes de Geissler ou de Mac Ferland Moor dont un des bouts est tenu par la main ou réuni au sol, luisent d’autant plus, que l'inducteur est plus puissant et qu’on les éloigne davantage du plan équatorial, ce qui fut d’ailleurs expliqué plus haut (v. p. 8, 12\.
Mais en dehors des critériums précités, comme le téléphone e t la patte de grenouille, l’interrupteur à marteau de tout appareil de du Dois Reymond, quelles qu’en soient les dimensions, nous permet de juger de la force du champ dû à la bobine secondaire ouverte. En effet, le craquement de l’interrupteur et par conséquent l’amplitude de l’oscillation du marteau faiblissent et s’amortissent complètement, dès que les bouts de la bobine ouverte sont
*) Hxo itacaeTCJi u/tiui p a o o m k h y t o fi, to si k/Hcl CTanoimjiCH Ha Toany apima mojixl upejpne-CTBejuniKoirj, v. Helmholtz’a, IHiuijepa n ,npyr., uoropac nper;:,no;iara/in ne^vKuioHnan to k/l ojjraaiio-
BLIM’L BO BCiïXL 'laCTHXT. irtlIII, H TO.ÜLKO KOHD.LI	C06JI,HHeHHHMH	KH KL OH CL OÖK/iajIKHMn HÈ-
KOTopar© KonjencaTopa, bboah tcIkhml < 6pa30ML iionaHe o Tant HasaisaeMOH 9/ieKTpocTaTnaecEOË ein-kocth HHÆyi;.nioHHofi ôoônna noaaraa ee iipirroait hoctohhhoh. Ho kl .nMcnmie.!lhoc.th omeoctl upea-cxaBjiaiOTL He to.tlko kohii,li, ho bch doônua, bc.tIî-tenue p&uhocth îiOTCHiûajioB'L Menny odopoTaum n r.iaBHHM'b odpaaoML mpbïjiv c.tohmtt odopomin., othpto BiivTpn uoohhh citonaniOTCa CTaTineerria oapaiLi. dit Colly (pag. 8).