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LE CHAMP ÉLECTROSTATIQUE EN PHYSIOLOGIE.
E
mis en court-circuit. Mais le jeu du marteau recommence avec l’interruption du circuit secondaire. Ce n’est pas l'interrupteur seul qui éprouve l’influence de la bobine induite ouverte, mais bien le circuit primaire dans toute sa longueur. En explorant le champ autour du circuit primaire, il est facile de se convaincre que le téléphone à sol résonne non .seulement pendant l’attouchement, à l’aide de l’explorateur, des parties dénudées du circuit primaire, mais aussi à quelque distance de ce dernier. Cette influence s'étend de même sur le liquide de la pile qui alimente le circuit primaire. Dans ce cas il est
préférable de se servir d’une auge de verre remplie de liquide chromique, aux bouts de laquelle on place les électrodes de zinc et de charbon (fig. 14). En menant l’explorateur d’un bout de l’auge à l’autre sur la surface du liquide ou dans le liquide même, on observe une chute du potentiel vers le plan équatorial EE,, passant par le milieu de l’auge. A peine le circuit secondaire est-il mis en court-circuit, que les phénomènes décrits disparaissent. Par contre ces phénomènes augmentent d’intensité, quand on approche la main de la bobine secondaire ouverte et encore mieux, si on la place dessus. Chose digne d’intérêt! Retirez la bobine secondaire: le téléphone, cela va sans dire, garde le silence. Mais il suffit d’empoigner solidement la bobine primaire pour que tous les mêmes phénomènes se renouvellent. Les électros-copes physiologiques restent dans ce cas sans action.
Certainement, même avec une seule bobine primaire on pourrait provoquer un champ électrostatique assez puissant, si l’on réussissait à élever la self-induction de ce circuit. Mac Ferland Moor nous en donne justement un exemple en tous cas remarquable (p. 637). Son interrupteur *) fonctionne dans un tube vide (fig.
Dans le champ obtenu grâce à cette disposition, le téléphone sonne, la patte se contracte et les tubes de Cfeissler ou de Mac Ferland Moor luisent même quand on les prend à la main par un pôle et quand on approche l’autre du circuit, sans les poser entre a et b. Pourtant L. Hermann démontra en 1888 (p. 217) que la bobine primaire seule, alimentée par un courant assez fort, pouvait provoquer la contraction d’une patte, dont de chair de grenouille placé autour de la bobine, de l’interrupteur, la patte se contracte. Nos
15).
Fig. 15.
le nerf fermait un anneau A chaque coup de marteau recherches prouvèrent que- ces
experiences faites à l’aide des plus petits appareils de Mac Ferland Moor réussissaient parfaitement. On obtient les mêmes résultats avec la bobine secondaire du petit appareil de du Bois Reymond, mise en circuit avec deux
’) J. Poggendorff construisait déjà un interrupteur analogue en 1S55 (b, P- 156, 150, 102).