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vrai que même les petits inducteurs de du Bois Reymond provoquent autour d eux un champ assez fort pour faire luire les tubes de Geissler, de Tesla et de Mac Ferland Moor. Enfin tous les objets d’alentour se chargent d'électricité libre, dont l'intensité varie selon le jeu de l'interrupteur de l’inducteur.
Il est presque inutile de mentionner que dans Je cas des expériences de H. Hertz, nous avons aussi des champs électrostatiques variables des deux côtés de la region explosive, comme cela se voit sur la fig. 9, p. 10; mais dans cette région la décharge oscillante provoque en même temps des ondes électriques. Dans ce cas l’excitateur a reçu une forme spéciale et le nom de vibrateur de H. Hertz. C’est en plongeant les bouts de l'excitateur dans de l’huile minérale que l’on obtient les meilleurs résultats. Actuellement il existe de nombreux vibrateurs applicables à des cas différents, mais nous proposons de modifier l’excitateur primaire de H. Hertz en courbant ses bouts munis de boules et en les plongeant dans un vase d'huile minérale (fig. 16) placé sur la table de notre excitateur déjà décrit. En général tout ce que nous avions dit à propos du champ électrostatique, dû à la bobine secondaire ouverte, est entièrement applicable au cas présent. En effet, dans la région explosive—au milieu de la naissance des ondes électriques—tous nos électros-copes gardent le silence; mais à mesure qu’on s'éloigne du plan équatorial la tension du champ électrostatique s’accroît et nos électroscopes réagissent, les tubes se mettent à luire de plus en plus, etc..
Maintenant passons aux expériences de H. Hertz. On place vis-à-vis du vibrateur, parallèlement, le ré-sonnateur de H. Hertz, construit identiquement au premier. Dans ce but on peut se servir de deux excitateurs décrits plus haut, p. 104 (fig. 11). Ritter (p. 53) dans ces circonstances se servait de pattes galvanoscopiques dont le nerf avait été disposé sur deux fils qui étaient liés aux deux bouts intérieurs du résonnateur. A chaque étincelle qui apparaissait entre les boules du résonnateur, la patte se contractait, et si le nerf n’était, mis en communication qu’avec un seul bout du résonnateur, la contraction était d’autant plus forte.
Nous proposons dans ce genre d’expériences d’envisager deux cas différents. Plaçons dans un cas le vibrateur et le résonnateur à proximité l’un de l’autre. Dès l’instant où le vibrateur entre en action, on voit la patte se contracter; ces contractions se font voir même si l’on éloigne assez les boules du vibrateur pour que les ondes électriques iraient point lieu. Les contractions se manifestent également si on garde un disque sur le vibrateur et un sur le résonnateur, c’est-à-dire si on rétablit les conditions des expériences de Gêrgens et de Tiegel, décrites dans la page 103. Nous voyons là par conséquent l'action de la charge électrostatique des disques du vibrateur. Dans le second cas plaçons le résonnateur assez loin pour que, pendant l’absence des étincelles entre les boules du vibrateur, on ne voie pas la patte se contracter par suite de la tension électrostatique des