﻿EXPLORATION PtJ CHAMP ÉLECTROSTATIQUE.	215
démontrer la charge électrostatique, la toucher immédiatement du nerf de la patte galvanoscopiquc qui est en rapport avec le sol.
Depuis les recherches de du Bois Reymond de 1842 sur Faction des inducteurs, ces effets sont connus sous le nom d'actions unipolaires. Du Bois Reymond constata qu’il pouvait se produire une contraction dans une patte galvanoscopique, meme quand le circuit est rompu, quand par exemple la préparation forme le bout d'un circuit d'induction et que l’autre bout du circuit est en rapport avec le sol, ou, plus facilement encore, quand un point de la préparation même communique avec le sol, tandis que l’autre pôle est suspendu en l’air. C’est à ces phénomènes que du Bois Reymond a donné le nom d’uni p o lare Inductionszuckung. Ces phénomènes ont successivement été étudiés par Pflüger (p. 126, 410), Grünhagen (p. 153), Zahn (p. 252), Rosenthal (a. p. 216, b, p. 62), Schiff (p. 568) et Hering (p. 219). Pflüger (p. 128) et Rosenthal (b. p. 62) augmentent considérablement les effets unipolaires en faisant communiquer les bouts libres de l’inducteur avec un homme ou un conducteur isolé d'une capacité considérable.
Dans nos recherches, comme nous l’avons cité à plusieurs reprises, nous fîmes usage en dehors des tubes électroscopiques et des electroscopes communs, de l’électroscope-F mis en communication par un bout avec le sol, et par l’autre—avec l'explorateur. Le pôle libre de l'inducteur était mis en rapport avec un grand conducteur isolé affectant la forme d'un cylindre de 150 ctm. de long et de 4 0 ctm. de large, aux bouts sphériques. L’on obtient des résultats identiques, si la patte est réunie au conducteur et les pôles libres, au sol. Dans ces conditions, les plus petits de nos inducteurs mêmes cités plus haut (p. 106), font réagir tous nos élec-troscopes tant physiologiques que physiques: les pattes se contractent, les tubes électroscopiques luisent, etc. Ajoutons que les contractions de fermeture ’), ainsi que celles d'ouverture, se font voir sur la patte galvanoscopique, comme sur l'électroscope-F, avec les mêmes petits inducteurs dont la chaîne primaire est rompue par le marteau de Pflüger ou par une clef à mercure couverte d’alcool. Dans ce dernier cas il est préférable de mettre en communication un bout de la bobine secondaire avec un conducteur isolé, il en a déjà était fait mention, et l’autre bout—avec le nerf des électroscopes physiologiques dont les pattes sont en rapport avec le sol.
L’étude du e h a m p é 1 e c trust a t i q u e d u aux piles g a 1 v a n i q u e s montées en séries réclame ici notre attention. L’histoire du galvanisme à proprement parler commença par l'étude de la tension électrostatique aux pôles de la pile voltaïque. Une grande part des observations faites à cet effet appartient à Volta lui-même (p. 161, 195). Nous ne citerons pas ici tout ce qui est devenu la propriété du monde savant après les travaux de Volta, d’autant plus qu'il existe un aperçu historique sur cette question dans le dictionnaire de Gehler (p. 573, 827).
*) Quant a „l’Entdockung“ de E. Billiger (p. 410), que „der Schliessungsinduclionsschlag......
der unipolaren Wirkung entbehrt“, nous pouvons seulement répéter les mots de du Bois Reymond (e, p. 856): „Keinesweges aber entbehrt der Schliessungsschlag grundsätzlich der unipolare Wirkung“.