﻿2. EXPLORATION DU CHAMP ÉLECTROSTATIQUE.
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pattes deviennent grandes, se transformant enfin en tétanus. Le téléphone est alors plus commode et plus sensible que notre électroscope-F d‘un quart à un tiers environ, selon la distance On observe les mêmes phénomènes au moment de la décharge d’une bouteille de Leyde, comme cela fut constaté pour la première fois par Galvani. D’un autre côté, Yolta a démontré que les quantités insignifiantes d’électricité fournies par un électrophore étaient capables de provoquer des mouvements de pattes très appréciables. Ce même électrosco-pe répond facilement par des contractions à l'électricité qui se dégage par le frottement de nos pieds sur le plancher, pendant les mouvements respiratoires, comme la chose fut observée pour la première fois par Yolta sur Pélectrosco-pe ordinaire; il arrive même que les journaux périodiques font allusion à ce phénomène (voir par exemple <le Petit Journal du 17 Janvier 1898) quand il s'agit d'expériences de science amusante: il suffit de frotter des pieds le tapis d'une chambre pour passer une étincelle à son voisin ou pour allumer un bec de gaz. Pour que de semblables expériences, dues au frottement de la peau et des vêtements, réussissent, il est indispensable que la peau soit suffisamment humide. C'est à l’aide de notre électroscope-F que ces phénomènes se font le mieux observer.
2. En pareils cas. les machines d'i n f 1 u e n c e sont d’un intérêt plus grand et d’un usage plus commode. En 1893 Leduc a fait une série d’observations au moyen d’une machine de Wimshorst à deux plateaux de verre, de 70 cm., animée par un dynamo. Il avait suspendu à chacun des pôles de la machine une bouteille de Leyde par son armature interne; l’armature externe d’une des bouteilles était mise au moyen d’une chaîne en communication avec le sol et l’autre—avec une pointe métallique mousse tenue par un manche de verre. Dès que les boules de l'excitateur s’approchent à une distance convenable et qu’une série d’étincelles continue en apparence se produit, un champ variable se manifeste autour de la pointe isolée.
Par suite de leur haut potentiel, la puissance inductrice de ces courants est tellement grande, qu’il n'est point nécessaire, pour exciter les nerfs, de mettre 1 électrode en rapport avec la machine; il suffit de l’attacher à ime prise de terre, pour qu’à distance elle devienne le siège de courants induits, suffisants pour provoquer l’excitation des nerfs. On peut même, à l’aide de ces courants, exciter les nerfs sensitifs et moteurs sans électrodes et sans conducteurs (Dauly, p. 33).
Même à une distance allant jusqu’à quatre métrés de la machine Rouxeau et Leduc obtiennent les contractions musculaires quand ils touchent avec une tige métallique le crochet qui supporte le nerf. Si la tige métallique reste en contact avec le crochet, les muscles se contractent chaque fois que l’étincélle jaillit entre les excitateurs. En pareil cas le muscle en communication avec le myograph e de Marey trace une courbe formée de dents très prononcées où se trouvent toutes les intermittences de l’étincelle (Dauly, p. 35).
(A suivre).