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Par M. Léon Morokhowetz,
Professeur de physiologie à l’Université Impériale de Moscou. (Suite—voir p. 15 et 100).
Eu déplaçant les nerfs le long du conducteur humide, du Bois Reymond constata que plus les nerfs se trouvaient éloignés du milieu du conducteur, plus les contractions étaient fortes; mais ces contractions s’apaisent peu a peu, si on déplace les nerfs vers le milieu. Plus le conducteur intercalé est long, plus l’espace d’indifférence est vaste '). M. Schiff (p. 586) en 1878, ayant confirmé ces expériences, remarqua que la chute rapide du potentiel vers le milieu du conducteur présentait un passage naturel—même s’il s agit de phénomènes physiologiques—des machines électrostatiques aux inducteurs. En effet Koosen (p. 212) en 1859 réussit à démontrer qu’un fil, plus court que celui de la bobine induite de Rulnnkorf et réunissant les bouts de cette dernière, était un siège d’électricité libre: deux points quelconques de ce fil liés a l’électromètre à décharge engendrent des étincelles d’autant plus vives que la distance entre les points choisis est plus grande. Cependant la tension de 1 "électricité libre croît avec la longueur du fil et devient assez forte quand la longueur du fil intercalé dépasse cinq fois celle du fil de la bobine induite. Poggendorff, en répétant les expériences de Koosen, trouva à son tour .(p. 309) que les mêmes phénomènes étaient mieux accusés, si l’on intercalait entre les bornes de la bobine induite des cordons de 5 à 6 pieds imbibés d eau. Il démontra aussi qu’en reliant les bouts d’une bobine induite aux bouts d une autre, dont le fil ne dépasse pas en longueur la moitié du fil de la première, l'on pouvait tirer des étincelles de la seconde: Poggendorff explora a 1 aide d’un électroscope l’intensité des différents points du circuit secondaire; il y observa même des points indifférents et la présence d’électricité libre sur la surface de la bobine induite.
Un intérêt tout particulier nous est offert par les expériences de Poggendorff (1864) sur l’électricité libre d’un conducteur métallique nu, intercalé dans le circuit secondaire. Une bobine de fil isolé était intercalée comme résistance entre les bouts de la bobine induite; une petite partie du fil de cette bobine était dénudée et placée en arc sous une cloche à vide: le fil en arc luisait pendant l'action de l’inducteur, surtout quand on appliquait à la cloche
*) Die Zuckung ist um so kräftiger, je näher den Elektroden der Nerv aufgelegt wird. Sie bleibt auch dann nicht aus, wenn er auf das Metall seihst zu liegen kommt. Den Indifferenzpunkt in der Mitte des unvollkommen scliiessenden feuchten Leiters findet man begreiflich um so leichter, je länger derselbe ist (p. 434).
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