﻿DE L ORIGINE ET PE LA VALEUR PES GRANULATIONS EOSINOPHILES
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cellules de laquelle il se produit un processus d’atrophie. Les unes de ces cellules ne contiennent point de graisse; dans d’autres il en reste quelques gouttes qui se trouvent, en même temps que les noyaux, dans une espèce de cavité entourée de protoplasma (fig. 4). Celui-ci rayonne vers la périphérie et tonne ainsi des figures étoilées. Ces rapports entre les éléments, ainsi que les limites des cellules autrefois graisseuses ne sont visibles que sur les préparations fixées par la liqueur d’Hermann. Avec d’autres méthodes on n’obtient que des figures étoilées, décrites par quelques auteurs à titre de cellules. La moelle gélatineuse des os contient aussi peu de noyaux noirs, mais un grand nombre de cellules éosinophiles qui y atteignent une grosseur exceptionnelle.— La moelle rouge, telle que nous la trouvons, p. ex., chez les jeunes chiens (fig. 1), contient un petit nombre de cellules graisseuses, entre lesquelles se trouvent des cellules médullaires. Ces dernières forment de grosses barres et beaucoup d’entre elles ont des noyaux noirs. Les cellules éosinophiles s'y trouvent en quantités modérées. La moelle rouge enfin qui a atteint le plus haut degré de son activité fonctionnelle (fig. 2) consiste presque entièrement en cellules médullaires. Elle ne contient presque pas de cellules graisseuses et très peu de cellules éosinophiles. Le nombre des noyaux noirs est considérable, que l’on envisage la question dans lé sens absolu ou dans le sens relatif du mot On est frappé, en même temps, par ime différence surpassante la normale dans la grosseur de certains noyaux noirs. Parmi les autres particularités de la moelle des os à sou dernier degré d'activité fonctionnelle, nous citerons: 1) que le nombre des figures karyoeynétiques n’est, pas plus grand qu’à l’état normal et qu’elles font sonvent défaut dans un champ visuel entier; 2) que le nombre des cellules géantes augmente considérablement et qu’on voit s’y produire un processus que Foa appelait bourgeonnement, Arnold—-fragmentation directe du noyau. Ce processus amène dans l’intérieur des cellules géantes l’apparition de jeunes noyaux autour desquels le protoplasma se tasse, de sorte qu’on voit paraître de nouvelles cellules. (PI II, fig. 6).
Revenant sur les noyaux noirs décrits plus haut, je voudrais faire remarquer en premier lieu que l’augmentation du nombre de ces éléments dans la moelle active des os, ainsi que l’homogénéité du protoplasma environnant, font prévoir qu’ils appartiendront aux futurs globules rouges du sang. Reste à savoir, à quoi doit être attribuée la faculté qu’ont ces royaux de se colorer d’une manière aussi intense.
Depuis longtemps déjà l’on connaissait une série de processus, principalement d’un caractère nécrotique, par suite desquels les noyaux des cellules cessaient de se colorer. En outre Klebs observa le premier qu’il existait encore un autre état des noyaux, caractérisé par la propriété contraire, celle de se colorer très fortement par les colorants nucléaires et qu’il appela hyperchro-matose. Pfitzner, qui fit la même observation, donna à ces noyaux le nom de <piknotiques». Le même processus fut décrit par Stroebe, qui se prononça pour le caractère dégénératif de ce phénomène. Enfin, tout récemment encore, le fait lui-même fut confirmé par Schmauss et Albrecht (Yircli. Arch. T. 138, suppl.) lors de leurs recherches sur les altérations des noyaux des cellules épithéliales des reins sous l’influence de la ligature de l’artère rénale. En mê-