﻿DK L ORIGINE KT DK LA VALEUR DES GRANULATIONS ÉOSINOPHILES
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mo temps, et c’est ce qui nous intéresse surtout, ces observateurs signalèrent le rapport qui existe entre l’état d'hyperchromatose de ces noyaux et la coloration de ces derniers d’après le procédé de M. Heidenhain: ces noyaux se coloreraient fortement et garderaient une teinte foncée, lors même que les autres noyaux, les figures mitotiques mêmes, se seraient décolorés.
En comparant ces observations à celles qui ont été faites sur l’augmentation du nombre des noyaux noirs dans la moelle active des os, on en peut tirer la conclusion très vraisemblable que ces noyaux appartiennent aux futurs globules rouges et qu’ils se trouvent dans un état de métamorphose régressive. On sait que jusqu’à présent quelques hématologues admettent encore, en tant qu’il s’agit du sang des mammifères, l'émigration des noyaux des globules rouges en voie de formation. D’autres, au contraire, se prononcent pour la désagrégation et la dissolution successive du noyau dans le protoplasma. La coloration par le procédé d’Heidenhain peut mieux que tout autre méthode aider à résoudre cette question. Le fait est que ce procédé de coloration exerce aussi une action particulière sur l’hémoglobine, qui prend une teinte beaucoup plus foncée que le protoplasma et même que le réticulum chromatique des noyaux ordinaires. En variant le degré de décoloration, on voit successivement les noyaux noirs se désagréger en formant de petits amas et des	granules et, en	même temps, la coloration	devenir moins	intense et,
peu à	peu, se rapprocher de la teinte que prend	l’hémoglobine.	Lors qu'on
étudie conjointement des préparations colorées d’après la méthode d’Heidenhain et d’autres colorées par l’hématoxyline-éosine, on observe que les globules rouges jeunes se colorent fortement par le premier de ces procédés, tandis que l’éosine les colore en rose intense et non en rouge cuivré, comme les globules adultes. Il s'en suit que, dans ce stade, on voit pendant la désagrégation du noyau	et la formation	de l’hémoglobine apparaître	une substance	susceptible
de se	teindre fortement	par le procédé d’Heidenhain	et, en même	temps, par
les colorants acides, c’est-à-dire une substance qui se comporte vis-à vis des colorants comme celle des granules éosinophiles. De cette manière, l’analogie entre la substance éosinophile et l’hémoglobine, signalée par tant d’auteurs, devient compréhensible à un certain point.
Cette faculté que possède la substance chromatique de se comporter difterement vis-à-vis des colorants, suivant l’état dans lequel elle se trouve, a été signalée par un grand nombre d’auteurs. Laissant de coté, pour le moment, les observations purement histologiques, je veux rappeler ici un fait qui est du domaine de la bactériologie, mais qui se rattache à notre sujet. On sait que les bactéries se colorent par les colorants basiques de la même manière que les noyaux. Or, il résulte des travaux, de Pasteur, Metchni-koff, Massart et Bordet et, tout récemment, de ceux d’Afanassieff, que sous l'influence des" métamorphoses régressives ces mêmes bactéries acquièrent la faculté de se colorer par l’éosine, et non par le bleu de méthylène, c’est à dire de devenir éosinophiles.
Le rapport de tous ces faits avec le processus hématopoïétique devient tout à fait clair, si nous supposons avec Giglio Tos, Sakharoff et Macallum que l’hémoglobine se forme aux dépens du noyau, c’est à dire desasub-