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I'E T.’OKIUINE ET HE l.A VALECK DES (IKANULATIOXS KOSIXOEHILVS
la safranine. Quant à la coloration par l'hématoxyline éosine, c’est l’éosine qui colore les corpuscules vitellins; la coloration d’après le procédé d Ehrlich— Biondi leur donne une nuance rouge ou orangée; par le procédé d Heidenhain enfin, ces corpuscules se colorent en noir et ne se décolorent même pas par suite d’une décoloration prolongée, de même que les granulations éosinophiles.
Pour ce qui est des réactions micro-chimiques de la substance qui se trouve normalement dans les nucléoles, qui s’accumule en grandes quantités dans les noyaux noirs décrits et qui forme enfin les granulations éosinophiles, cette substance doit être placée tout auprès de la substance vitelline. C’est dans ce sens que Ban vier s’est aussi prononcé dans sa remarque citée plus haut Le lien constant entre l'accumulation de cette substance et la formation de l'hémoglobine dans les éléments cellulaires du sang pourrait donc être comparé à celui qui existe entre la substance vitelline et le processus hématopoiétique en général. Ce lien a été signalé par des histologistes, comme aussi par des représentants de la chimie physiologique, et l’un de ces derniers, Bunge, a même découvert dans le jaune d'oeuf une substance qu'il a nommée «hematogène».
Dcteriuinntiou de la chaleur spécifique du sang.
Par MM. S. HiIlerson et D. Stein-Bernstein,
du laboratoire thermo-chimique de M. le professeur agrégé W. Louguinine à l’Lm-
versité de Moscou.
Les recherches que nous nous proposons de faire connaître ont eu entre autres pour objet la vérification des nombres donnés par Landois, dans son traité de Physiologie, pour la chaleur spécifique du sang de l'homme, tant artériel que veineux: la chaleur spécifique du sang artériel serait selon cet auteur beaucoup plus grande que celle du sang veineux, mais ses nombres paraissent être trop forts et leur exactitude fait naître des doutes (ils sont du reste accompagnés dans l’ouvrage même d'un point d’interrogation). Il se peut néanmoins qu’une différence existe entre les chaleurs spécifiques des deux espèces de sang et la question mérite d’être examinée avec soin, car elle aurait son importance en ce qui concerne la régulation de la chaleur dans l’organisme animal.
Pour élucider cette question nous entreprîmes, conseillés par M. le professeur J. Sétchénoff, une série d’essais de vérification sur le sang de quelques animaux, tout en nous proposant de déterminer en même temps la chaleur spécifique du sérum et celui des globules du sang. Nous comprîmes d’autant plus la nécessité de recherches poursuivies dans la dite voie que parmi tous les ouvrages publiés sur cette matière, il n’existe qu’une donnée vraissem blable pour la chaleur spécifique du sang, savoir celle de Rosenthal.
Nos essais sur le sang de veau furent exécutés d’après la méthode du calorimètre à glace au laboratoire de M. le prof. agr. W. Louguinine et sous