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DE L'ORIGINE DE l’eAU DE l'AMNIOS.
au commencement de la vie embryonnaire d’autres propriétés que vers la fin de la gestation. Preyer pense donc que l’eau de P amnios est un produit à la formation duquel contribuent le chorion et l’amnion, le placenta, l'embryon et peut-être aussi le cordon ombilical. Ne disposant pas d’un nombre suffisant de données qui puissent confirmer son opinion, l’auteur ne précise pas la part de chacun de ces facteurs dans la production de l’eau de P amnios à telle ou telle période du développement du fœtus. L’opinion de Preyer à ce sujet est. à un certain degré, partagée par les gynécologues, car on la trouve reproduite dans les traités d’obstétrique. C’est ainsi que dans l’édition posthume du traité de Schröder *), l’eau de P amnios est considérée comme un produit de la transsudation du sang de la mère auquel viennent s'ajouter dans la seconde moitié de la grossesse l’urine du fœtus, l’épithélium de l’épiderme, du duvet et quelquefois du méconium, toutes ces substances étant dégluties dans l’estomac en même temps que l’eau de Pamnios.
En étudiant, en 1852, la composition chimique de l’eau de Pamnios humain, Scherer * 2) y constatait toujours la présence de l’urée et de la créatinine en tant que parties constitutives de l’urine, et, en même temps, de très petites quantités d’albumine, d’où il conclut que ce liquide était le produit de la miction du fœtus et, jusqu’au commencement du fonctionnement sécrétoire des reins, aussi celui des sécrétions de la peau par laquelle l’excès d’eau dans les tissus est excrété.
Se basant sur le fait que l’urine embryonnaire et l’eau de Pamnios contiennent de l’urée, Gusserow 3), dans ses travaux des années 1871—78, émettait l’opinion que dans la seconde moitié du développement du fœtus le liquide de Pamnios était produit exclusivement par l’excrétion urinaire du fœtus, taudis que pendant la première moitié de la grossesse il se formait par la transsudation des vaisseaux sanguins de Jungbluth. Ses essais sur le passage de substances médicales du sang de la mère dans le fœtus donnèrent des résultats positifs en ce sens que, si des parturientes prenaient de Piodure de potassium pendant les deux dernières semaines avant l’accouchement, Gusserow constatait toujours la présence de l'iode dans l’urine des nouveau-nés, ainsi que dans Peau de famnios dans laquelle, selon lui, ce sel passait non du sang de la mère, mais par l’excrétion urinaire du fœtus. En donnant de l’acide benzoïque à des parturientes avant l’accouchement, il trouvait de l’acide hippurique dans l’urine des nouveau-nés et dans Peau de Pamnios, dans laquelle P acide hippurique était excrété en même temps que l’urine, après avoir été formé préalablement, par synthèse, de l’acide benzoïque, dans les reins du fœtus. Gusserow cite ces expériences comme preuves de ce que l’excrétion urinaire du fœtus participe immédiatement à la production de Peau de Pamnios chez 1 homme. S’appuyant sur ses recherches ayant trait à la composition chimique de Peau de Pamnios, Prochownik 4) émit en 1877 l’opinion que ce liquide se produisait
*) Schröder. Lehrb. d. Geburtshülfe XI Auflage.
-) Scherer. Verhandlungen, d. Würzburger Gesellschaft. Bd. II. S. 1 —13.
3)	Gusserow. Archiv f. Gynäkologie. Bd. III. S. 241 et Bd. XIII. S. 56.
4)	Prochownik. Archiv, f. Gynäkologie. Bd. XI, S. 32.