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DE l’oEIGIXE DE l’eAU DE L’AMNIOS.
eipalement aux dépens des glandes pepsinogènes et des glandes mucipares del’abo-masum. L'excès des substances mucilagineuses sécrétées dans ce dernier ne passe dans l’intestin qu’en partie; la plus grande quantité en est déversée dans la poche de l’amnios, où elles forment l’eau de l’amnios, dont la quantité augmente vers l’époque de la parturition, comme les analyses vont nous le faire voir plus loin. Il s’en suit que l’opinion de Döderlein relativement à l’origine transsudative de l'eau de l’anmios de vache n’est juste que par rapport à la première moitié du développement du fœtus, et qu’elle ne l’est plus pour la seconde, jusqu’au moment de la parturition. Il en est de même de sa supposition que le liquide séreux dégluti, après s’être transformé dans l’estomac en liquide mucilagineux, retourne dans la poche de l’amnios. Les faits que nous avons cités plus haut montrent que l'activité sécrétoire des organes digestifs du fœtus sert elle même de source à la formation de l'eau de l’amnios.
J’ai toujours observé que l'eau de l’amnios de vache contenait du méconium depuis le sixième mois environ jusqu’au neuvième, mais il arrive que cette matière n’est pas excrétée dans la poche de l’amnios chez tous les fœtus dans cette période de leur développement. Chez les uns ce moment arrive plus tôt, chez d’autres plus tard; cela dépend, premièrement de certaines conditions individuelles du développement de ces fœtus, secondement de la variété de la vache, de sa taille, de son alimentation, tous ces facteurs ayant de l’influence sur la différence de poids des fœtus dans la même période de leur développement. C’est apparemment pour cette raison que Döderlein ne trouva point de méconium dans l’eau de l’amnios, quoique le poids de quelques-uns des fœtus qu'il étudia correspondît à la période où l'excrétion de cette substance se produit ordinairement. Malgré les anomalies que nous venons de signaler, l'excrétion du méconium dans l’eau de l’amnios est un phénomène constant dans le développement des fœtus de vache et de cochon, vu que la ré tention pendant toute la période du développement embryonnaire de cette sub stance dans l’intestin, sans élimination périodique dans la poche de l’amnios. produirait sur le fœtus un effet très nuisible. A côté du méconium, on rencontre toujours dans l'eau de l’amnios de vache des plaques épithéliales de l’amnion et du tissu corné primitif des sabots, et je passe maintenant à l’explication du rôle de ces éléments morphologiques dans le développement du fœtus.
En 1859, Cl. Bernard ') découvrit sur la surface intérieure de l'amnion de vache, près du cordon ombilical, des excroissances épithéliales qu'il appela plaques hépatiques à cause des grandes quantités de substance glycogène qu'elles renferment. Ne restant attachées à cette membrane que jusqu’au sixième ou septième mois du développement embryonnaire, elles subissent ensuite la dégénérescence graisseuse, et par cela même se détachent et tombent dans l’eau de l’amnios. Pendant longtemps ces éléments morphologiques particuliers avaient peu attiré l’attention des physiologistes, car il en est à peine question dans la littérature. Ce n’est qu’en 1894 à que je publiais mes recherches sur la
*) Cl. Bernard. Comptes rendus. T. 48, p. 77. Leçons sur les phénomènes de la vie. 1878;
p. 23 t.
-) K ncr h ko b c K i u. VliypHa.ri, Pycci:. 06m. oxpaneHia napo;tnaro sapaida. Ariplus 1894 r. CTp. 228, ijoHB erp. 528.