﻿DE L'ORIGINE DE l’eAU DE l'AMNIOS.
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présence de la substance glycogène dans les tissus épithéliaux et autres des fœtus de vache et de cochon pendant leur développement, ainsi que dans les plaques hépatiques. Dans ces dernières les quantités de substance glycogène croissent peu à peu jusqu'à former 12 pour cent, pour diminuer jusqu’à 6 pour cent après que la dégénérescence graisseuse a commencé, toutefois sans disparaître même dans les plaques tombées dans 1 eau de l’amnios. Au commencement de leur formation, les plaques épithéliales se présentent sous la forme de petites élévations pointillées qui, en augmentant de volume, forment des excroissances d’abord bombées, puis aplaties, de différentes formes et grandeurs, quelques-unes atteignant jusqu’à 3 c. de pourtour; en se confondant les unes avec les autres, elles recouvrent souvent des régions assez étendues de la surface de l'amnion. Pendant la période progressive de leur développement ces plaques sont de couleur blanche, après la dégénérescence graisseuse elles deviennent jaunes en s’imbibant de l’eau de l’amnios. Les plaques hépatiques ne se détachent pas de l’amnion toutes à la fois; la chute se fait peu à peu jusqu au septième mois, et elles passent au fur et à mesure dans 1 estomac du fœtus en même temps que l’eau de l’amnios. La formation de la substance glycogène dans les plaques épithéliales est donc un phénomène normal de leur développement morphologique, comme c’est le cas pour les tissus des fœtus; quant à la dégénérescence graisseuse, elles y sont sujettes à cause de leur existence temporaire.
Dernièrement, une autre manière d’envisager la morphologie de ces éléments a été exposée par Koutchinski dans sa thèse: «Des modifications de l’épithélium de l’amnion sous l’influence de la formation de la substance glycogène , ce travail ayant eu pour objet des recherches sur la structure histologique des plaques hépatiques. Koutchinski considère la formation de la substance glycogène dans ses éléments comme une suite de la dégénérescence hydrocarbonée. Le titre de ce travail pourrait faire croire que 1 auteur a en vue l’épithélium de l'amnion en général; il n’en est rien cependant, car il se borne à l'épithelium des plaques hépatiques qui n ont qu’une existence temporaire, et ne se trouvent que chez les quadrupèdes. L’auteur appelle 1 épithélium amniotique qui sert de lieu d’origine à ces éléments histologiques normal, comme ne con tenant pas de substance glycogène, celui des plaques—anormal, parce qu’il en contient. Je ne toucherai pas au côté histologique de ce travail, lequel présente un caractère special, mais je voudrais indiquer quelques conclusions qui ne découlent point du développement morphologique de ces éléments. L auteur considère la formation de la substance glycogène dans les plaques hépatiques dès le premier stade de leur développement comme une suite de la dégénérescence hydrocarbonée du protoplasma des cellules épithéliales. Or cette manière de voir est absolument erronée, car la formation dans ces plaques de la substance glycogène se produit dans des conditions analogues a celles qui donnent lieu à la formation de la même substance dans le protoplasma de l’épithélium de l’épiderme, avec cette seule différence qu’ici elle subit la métamorphose ultérieure en substance cornée, tandis que dans les plaques hépatiques c’est la dégénérescence graisseuse qui se produit. Celle-ci facilite en même temps la séparation de ces éléments de 1 amnion et leur passage dans l’eau de l’amnios. La conclusion suivante ne nous semble pas moins erronée.