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DE l'ORIGIXE DE l'eau DE I/AMNIOS
exclusivement aux dépens des fonctions excrétoires du fœtus, vu qu il renferme de l’urée, dont la quantité augmente à mesure que le fœtus se développe; en même temps, l’auteur supposait que pendant les premiers mois de la vie fœtale l’eau de l’amnios était le produit des sécrétions cutanées, mais devenait celui de l’excrétion urinaire du fœtus, aussitôt que les excrétions par les reins commençaient. Il en résulte qu’en admettant l’origine excrétoire de l’eau de 1’amnios, Prochownik exclut entièrement dans la genèse de ce liquide la transsudation par les vaisseaux sanguins, ce qui est en contradiction avec les faits. Les recherches de Fehling *), dans les années 1871 — 79, sur cette même question ont montré que l’eau de l’amnios se formait par transsudation par les vaisseaux sanguins du placenta et non aux dépens de l’excrétion de l’urine du fœtus.
Se basant sur des faits physiologiques, l’auteur démontre que les produits Hzotés du métabolisme du fœtus sont excrétés non par les reins de ce dernier, mais par l'artère ombilicale, la pression du sang dans l’aorte et clans les artères rénales étant si basse pendant la période embryonnaire, qu'elle ne saurait causer une sécrétion d’urine en quantités telles qu’elles pussent suffire à la production de l’eau de l’amnios. L’auteur déduit d'analyses faites sur ce liquide, qu’il n’existe pas de rapport direct entre le poids du fœtus et la quantité d’eau de l’amnios, comme on l’avait cru auparavant, car il a constaté que les quantités de ce liquide variaient beaucoup chez des fœtus humains à terme de même poids ou à peu près. Fehling admet également le passage de certaines substances médicales du corps de la mère dans celui du fœtus.—Se basant sur l’existence de l’eau de Pamnios chez des fœtus humains à terme auxquels les organes urogénitaux extérieurs manquaient complètement et qui, par conséquent, ne pouvaient excréter de l'urine, Ahlfeld -) démontre que ce liquide tire son origine des vaisseaux sanguins du placenta et, probablement, de ceux du cordon ombilical.- Ayant injecté dans la veine jugulaire de lapines pleines de l’indigo-sulfate de soude, Zuntz * * 3) observa que P amnion et Peau de Pamnios se coloraient en bleu, contrairement aux reins du fœtus, d’où il conclut que Peau de Pamnios était produite par le sang, par transsudation. C’est à cette même conclusion qu’arriva Wiener, après avoir injecté de ce même sel à des lapines pleines après l’extirpation des reins, afin d’éviter l’excrétion du sel par Purine. Krukenberg 4), après avoir donné de l’iodure de potassium à des parturientes quelques heures avant l’accouchement, n’observait toujours la présence de l’iode que dans Peau de Pamnios et non dans l'urine des fœtus, ce qui fait qu’il considère ce liquide comme formé du sang, par transsudation.
Il résulte de toutes ces données que la plupart des physiologistes sont d'avis que Peau de Pamnios est une transsudation du sang des vaisseaux sanguins du placenta, dont la différence anatomique comparativement aux autres vaisseaux de cet organe n’a été démontrée qu'en 1869. Ayant injecté les vaisseaux sanguins du placenta, Jungbluth 5) découvrit, dans la partie fœtale, de fines artères com-
*) Fehling. Archiv f. Gynäkologie. Bd. VI, S. 523 et Bd. XIV, S. 221.
-) Ahlfeld. Archiv f. Gynäkologie. Bd. XIV, S. 2S6.
3) Zuntz. Pflüger’s Archiv. Bd. XVI, S. 548.
Krukenberg. Archiv, f. Gynäkologie. Bd XXII, S. 1-- 46.
Jungbluth. Dissert. 1869. Bonn et Archiv f. Gynäkologie. Bd. IV, S. 554.
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