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muniquant, par le réseau capillaire, avec des veines qui communiquaient avec les vaisseaux du cordon ombilical, mais étaient tout-à-fait isolées des vaisseaux du parenchyme du placenta, à l’aide desquels se produit la nutrition du fœtus. Ce sont ces vaisseaux, vasa propria, qui serviraient à la transsudation de l’eau de F amnios, tant que celle-ci a des propriétés séreuses; vers la moitié de la gestation ces vaisseaux atteignent ordinairement leur plus liant degré de développement et de pouvoir sécrétoire, après quoi ils s’oblitèrent, de sorte que si cette oblitération est trop faible, il se forme un hydramnios. Levison * l) a confirmé l’existence de ces vaisseaux pendant la première moitié de la gestation et aussi pendant la seconde dans des placenta hydropiques, mais point dans des placenta normaux. Lebedew 2) s’est également convaincu de l’existence des vaisseaux de Jungblutli en faisant des recherches microscopiques sur un placenta hydropique. De cette manière, la théorie de la production de l’eau de F amnios par transsudation se trouve confirmée par la différence de fonctionnement des vaisseaux sanguins, dont les uns servent à la nutrition du fœtus, les autres à la formation de ce liquide.
Afin de décider si l'eau de l’amnios tire son origine des vaisseaux sanguins du placenta, par transsudation, ou de l’excrétion urinaire du fœtus, Dô-derlein 3) étudia l’eau de F amnios de vache, ce liquide s’assemblant chez les embryons des ruminants dans la poche de l’anmios, tandis que l’urine est excrétée dans l’allantoïde par F urachus. L’analyse de ces deux liquides lui montra que la quantité d’eau de l’amnios augmentait dans la première moitié de la gestation beaucoup plus vite que le liquide de l’allantoïde et que dans la-seconde, au contraire, la quantité du premier liquide diminuait, tandis que celle du second allait toujours en augmentant. Dans 15 analyses, la quantité minimale d’eau de l’amnios fut trouvée de 110 c.c., le poids de l’embryon étant de 33 grs.; la quantité maximale de 4300 c.c., l’embryon pesant 1800 grs., et cette quantité diminua jusqu’à 1300 c.c., lorsque le développement du fœtus eut avancé, ainsi que Döderlein l’observa sur un fœtus pesant 14000 grs. et chez lequel la quantité de liquide allantoïde avait atteint 6600 c.c. L’auteur attribue la diminution de l’eau de l’amnios pendant la deuxième moitié de la gestation non pas à une diminution de la transsudation par les vaisseaux sanguins, mais à la déglutition renforcée dans l’estomac; ici l’eau de l’amnios, après que quelques-unes de ses parties constituantes ont été absorbées, se concentrerait à mesure qu'elle passe d'un compartiment de l’estomac dans l’autre, apparaissant enfin sous la forme d’un liquide mucilagineux dans l’abomasum, d'où, suivant l’auteur, elle retournerait dans la poche de l’amnios. La quantité de sel marin étant presque la même dans le sang et dans l’eau de l’amnios pendant toute la gestation, Döderlein en conclut que cette substance a pour origine exclusive les transsudations sanguines, ce qui est absolument erroné par rapport à la seconde moitié de cette période, comme je tâcherai de le prouver plus loin.
*) Levison. Archiv f. Gynäkologie, Bd. IX, S. 517.
2) .leöeAeBi. d,HCcepTan,ia. IleTepd. 1878.
i) Döderlein. Archiv f. Gynäkologie. Bd. XXXYII, S. 139 — 173.