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DE l'üKIGINE DE l’eAU DE L’AMNIOS.
de l'amnios de vache, quoiqu'il n’ait pas été mené jusqu'à la fin du développement du fœtus, s'étant arrêté à peu près à la moitié du neuvième mois, appartient à Döderlein; c’est ce même travail dont j'ai donné, plus haut, le résumé, en parlant de sa théorie sur l’origine de l’eau de h amnios.
Mes analyses sur la composition chimique de l’eau de l’amnios de vache se rapportent à toute la période, depuis le moment de la formation de ce liquide jusqu’au développement complet du fœtus, comme le montrent les données du tableau Les parties constituantes de l’eau de l’amnios sont: l’eau, l’albumine, le sucre, le chlorure de sodium, des phosphates et des substances extractives; dans la seconde moitié du développement du fœtus, les quantités d’albumine diminuent jusqu’à ne plus laisser que des traces, et la mucine, la bilirubine avec des traces d’acides biliaires viennent s’ajouter au liquide. Pour le dosage j'ai précipité l’albumine et la mucine par l’alcool, et je me suis servi de la même portion, après évaporation de l’alcool, pour déterminer le sucre par le procédé de Fehling: avant la précipitation par l’alcool, les portions pesées de l'eau de l'amnios furentévaporées et le volume considérablement diminué. La détermination des substances solides, tant organiques qu’inorganiques, s’est fait selon la méthode ordinaire; pour déterminer le chlorure de sodium selon le procédé de Neubauer, je me suis servi quelquefois des cendres de la même portion, mais plus souvent de celles d’une nouvelle portion préalablement pesée. L’incinération s’effectuait très vite sans addition de salpêtre et de bicarbonate de soude, ce qui était dû aux quantités minimes de matières organiques et aux quantités prédominantes de substances inorganiques, principalement de chlorure de sodium, ainsi qu’aux petites quantités de phosphates, qui rendent ordinairement la combustion du charbon plus dificile. Les résultats des analyses de l’eau de l’amnios de vache sont réunis dans le tableau ci-après; les changements des propriétés physiques qui ont lieu pendant le développement du fœtus y sont également notés (Tableau 1).
Les chiffres donnés montrent que la quantité de l'eau d’amnios augmente d une manière régulière jusqu’à la fin de la première moitié de la gestation, puis, la source d'où elle tirait son origine ayant changé, cette quantité diminue rapidement jusqu’à la fin du huitième mois environ, après quoi elle augmente de nouveau jusqu’à la parturition. Ces mêmes chiffres indiquent que l’eau de l'amnios de vache n’a une composition constante que pendant la première moitié et les deux derniers mois de la gestation et qu elle n’en a pas clans la période intermédiaire, pendant que l'excrétion du méconium se produit. Malgré les différences qui s'observent dans les propriétés de 1 eau de l’amnios de vache pendant la première et la dernière période du développement du fœtus, la quantité de substances solides et de matières tant organiques qu'inorganiques dans le liquide séreux, aussi bien que dans le liquide mueilagineux varie dans des limites très étroites, ne dépassant pas 1,12—1,25 pour cent, il s’en suit donc que lorsque l’eau de l'amnios est séreuse, c'est le sucre qui prédomine dans les substances organiques, — lorsque, au contraire, la consistance devient mucilagineuse, c’est la mucine, qui devient plus abondante pendant la période de l’excrétion du méconium. La quantité de sucre, qui ne manque jamais dans l’eau de l’amnios, va en augmentant jusqu’au huitième mois, après quoi elle