﻿238
de l’action physiologique des courants etc.
des cylindres. De chacun de ces flacons part une série de flacons laveurs communiquant par l’autre bout avec la cloche, dont le support est traversé à cette fin par deux tubes des deux côtés opposés. En mettant en mouvement la turbine, nous obtenons de cette manière un courant d'air régulier et continu qui de dessous la cloche se dirige à travers les flacons laveurs (G) vers les cylindres oscillants, et de là retourne sous la cloche par un second système de flacons laveurs (Gt). Les flacons laveurs (de Miinke et Drächsel) renferment dans l’ordre suivant de l’acide sulfurique pour absorber l’eau, de la potasse caustique en solution et en morceaux pour retenir l’acide carbonique, puis encore de l’acide sulfurique et, en dernier lieu, de la potasse caustique en morceaux pour absorber les petites quantités d’acide sulfurique entraînées par le courant d’air. A mesure que l’oxygène est absorbé par l'animal et l’acide carbonique retenu dans les flacons laveurs, de nouvelles quantités d’oxygène arrivent d’un spiromètre, après avoir passé par la potasse caustique et l'acide sulfurique. Dans les tubulures à la partie supérieure de la cloche sont fixés: un thermomètre (n), un manomètre (o) et un tube (p), à l’aide duquel on peut toujours prendre de dessous la cloche une portion d'air pour l’analyse. La pression sous la cloche était toujours maintenue égale à la pression atmosphérique et la t° de l’air extérieur au même degré, environ 16° C. On imprimait au courant d’air une vitesse de 50—70 litres par heure, la teneur en l’acide carbonique sous la cloche étant de 1 pour cent environ.
Le dispositif dont je me suis servi pour obtenir les courants alternatifs à haute tension et à haute fréquence était le suivant: le courant constant venant de la station centrale (de l’université) entrait dans un rhéostat, d’ou une partie du courant, d’une force de 10 ampères et d’une différence de potentiels aux bornes de la bobine égale à 30 volts, entrait dans le circuit primaire d’une spirale de Ruhmkorff. Un alternateur du système Ducretet, actionné par quatre accumulateurs, donne jusqu'à 1200 alternances par minute. L'étincelle de la bobine secondaire a 25 ctm. de long. La disposition ultérieure des appareils est double. Dans une série d’expériences les bornes des circuits secondaires d’une spirale de Ruhmkorff sont mises en communication avec les armatures internes de deux jarres de Ley de de 50 ctms de haut sur 25 ctms en diamètre; un couple d’autres conducteurs va des mêmes armatures internes au déchargeur. Les armatures externes des jarres de Leyde sont mises en communication avec un solénoïde constitué de 7 tours d'un gros fil de cuivre entourant la cloche sous laquelle se trouve l’animal (dispositif de Lodge. d’Arsonval. Principes des recherches physico-chimiques, du prof. L. Morokhowetz, T. II, p. 330, en russe). Une petite lampe à incandescence de 10 volts et 1,8 ampères, placée entre les deux bouts d’un anneau de cuivre de 25 ctms de diamètre et portée sous la cloche, est allumée au blanc. Des tubes de Geissler se mettent à luire. Cela prouve l’existence dans l’intérieur de la cloche d’un champ électromagnétique alternatif dans la sphère d’action duquel se trouve le cobaye. Dans une autre série d’expériences, les bornes du circuit secondaire de la spirale de Ruhmkorff sont mises en communication l’une avec l’armature externe, l’autre avec l’armature interne d’une jarre de Leyde; à partir de là le courant est fermé par un transformateur constitué de 5 tours d’un gros