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de l’action physiologique des courants etc.
savoir si ces courants exercent quelque influence sur l’organisme, ou s’ils lui sont véritablement indifférents.
C’est le prof. d'Arsonval qui, le premier, fit des recherches expérimentales sur cette question; il résume ainsi les résultats de ses expériences:
1.	Les tissus traversés par ces courants deviennent rapidement moins excitables aux excitants ordinaires. Cette diminution se traduit même par une analgésie remarquable qui frappe les points par où le courant pénètre dans le corps. Cette analgésie persiste suivant les cas et les sujets de une à vingt minutes.
2.	Le système nerveux vaso-moteur est fortement influencé. Si l’on place par exemple un manomètre à mercure dans le carotide d’un chien, on voit, la pression artérielle tomber de plusieurs centimètres sous l’influence de ce genre d’électrisation. On peut constater le même phénomène chez l’homme à l’aide du sphygmographe de Marey... .
3.	En continuant un temps assez long, on voit, chez l'homme, la peau se vasculanser et se couvrir de sueur, conséquence naturelle de l’action des courants sur les vaso-moteurs . . .
4.	En soumettant un animal entier à ces courants, soit directement, soit en le plongeant dans le solénoïde, on constate une augmentation dans l'intensité des combustions respiratoires. Le thermomètre montre qu'il n’y a pas d’élévation de la température centrale... (D’Arsonval.—Action physiologique des courants alternatifs à grande fréquence. Archives de physiologie normale et pathologique, 1893). Le Dr. d’Arsonval obtenait des résultats de ce genre lorsqu'il plongeait l’animal dans le solénoïde aussi bien que lorsqu’il le faisait traverser par le courant d'une spirale secondaire.
Le prof. Ouchinski, qui répéta les expériences du Dr. d’Arsonval, arriva aux mêmes conclusions, savoir que les nerfs sensitifs et les nerfs moteurs ne sont point excitables par le courant à grande fréquence; et que les échanges gazeux augmentent d'intensité: l’augmentation de la quantité de l’oxygène absorbée monte jusqu’à 22 pour cent, celle de l'acide carbonique émis jusqu’à 25 pour cent. ’).
Voilà tout ce qui a été fait jusqu'à présent relativement aux recherches scientifiques et expérimentales concernant la question de l’action physiologique des courants à haute tension et à grande fréquence. Ces recherches sont naturellement loin d'être suffisantes pour qu’on puisse regarder la question comme epuisée. Les auteurs précités n’ont presque pas touché à la question si importante de la nature des processus d’assimilation et de désassimilation sous l'influence de ces courants. Et cependant cette question est des plus graves, surtout lorsqu’on considère que les courants en question ont été proposés et dans quelques cas appliqués avantageusement au traitement des maladies constitutionnelles, telles que le rhumatisme, la goutte, le diabète et d'autres, (Apostoli. De l’action thérapeutique générale des courants alternatifs à haute fréquence et à haute tension; comm. faite à l'Association médicale britannique. Congrès
*) Prof. Ouchinski. De l’action physiologique des courants alternatifs à haute tension et à grande fréquence. Rapport lu à la Société médicale de l’Université de Varsovie, 1S95.