﻿de l’action physiologique des courants etc.
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de Londres, 1895), sans parler d'un grand nombre de cas de maladies nerveuses de diverses espèces, guéries par l’application de ces courants. Pour ce qui est des échanges des substances azotées, ni M. d’Arsonval, ni M. Ouchinski n’y ont porté leurs recherches; quant aux échanges gazeux, M. d’Arsonval fait observer brièvement que les processus d’oxydation sont activés, mais, comme le fait remarquer M. Ouchinski, l’auteur cité paraît s’être borné jusqu’à présent à la détermination des changements survenus dans 1 air inhalé et dans l’air exhalé en le recueillant à l’aide d’un masque particulier, muni de soupapes, comme l’avaient déjà fait des expérimentateurs français et italiens avant lui. Il est inutile de dire, continue M. Ouschinski, que les résultats obtenus à l’aide d’une méthode de ce genre ne peuvent guère prétendre à l’exactitude.
11 serait également difficile de se borner aux expériences faites par M. Ouchinski lui-même dans cette direction, vu qu’il n’en parle que très sommairement et ne mentionne dans son rapport que deux expériences.
Prenant en considération l’absence dans la littérature de données sur le métabolisme sous l’influence des courants à haute fréquence et à haute tension d’une part, et l’intérêt profond que présente cette question de 1 autre, je me suis proposé de contribuer à combler cette lacune, et je donne dans ce travail les résultats de mes recherches, faites depuis un an, sur les échanges gazeux.
L’appareil dont je me suis servi pour étudier les échanges gazeux a été construit d’après les principes de Régnault et Reiset.
Une cloche en verre (A) de 27000 c.c. de capacité est hermétiquement vissée à un support en fer massif, posé sur des pieds. L’animal qui sert, pour l'expérience, un cobaye, est placé sous la cloche sur un entonnoir en fer, recouvert d’une plaque de zinc percée de trous; par une ouverture pratiquée dans la partie inférieure de l’entonnoir, soudée au support, peuvent être évacués l’urine et les excréments, à mesure qu’ils s’accumulent. Deux cylindres en verre (B et B{) de 200 c.c. de capacité chacun, renveisés sur deux autres cylindres (G et Ct) plus grands et remplis de mercure sont suspendus aux bouts opposés d'une bascule (D) à laquelle une turbine «Chicago» imprime un mouvement oscillatoire. En suivant les mouvements de la bascule, les cylindres de verre B et Bn rendus plus lourds par du plomb en grains, s’immergent tour à tour dans le mercure des cylindres inférieurs et en ressortent, de sorte que, à 1 aide de 2 tubes de verre passant par chacun des cylindres du dehors en dedans et traversant le mercure, l’air est tantôt aspiré, tantôt refoulé. Grâce à une disposition particulière de 3 soupapes de Müller (a, b, c), cet air se dirige toujours dans le même sens, ce qui fait qu’il est toujours aspiré par le tube d et toujours expulsé par le tube e. Pour atténuer le caractère discontinu, saccadé et, par conséquent, inégal du courant d’air produit par ce système de cylindres oscillants, les tubes d et e sont mis en communication avec les flacons H et II{ de 4000 c.c. chacun. Deux autres tubes qui mettent en communication ces flacons avec une série de flacons laveurs se rétrécissent au bout; ces flacons jouent donc le rôle de réservoirs, dont l’un [H) contient toujours de l’air raréfié, l'autre toujours de l’air comprimé. Grâce à cette disposition on a un courant d’air continu, seulement un peu accéléré à chaque immersion
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