﻿SUR LES MUCÉDIXÉES THERM OPHILES.
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Le thermoactinomijces vulgaris se cultive bien sur tous les milieux ordi naires, liquides et solides.
C’est dans le bouillon qu’il pousse le mieux: au bout de 16 heures déjà, il donne une culture aussi abondante que celles que les actinomgces ordinaires ne donnent qu’au bout de 48 heures et plus. Macroscopiquement les cultures de ce champignon ne se distinguent en rien de celles des actinomgces ordinaires: on observe au fond du bouillon, qui reste limpide, de longs filaments spiralés fortement ramifiés, dont certains portent des spores à leur extrémité. On voit quelquefois apparaître à la surface du bouillon des colonies isolées d’un blanc neigeux, qui parfois confluent, formant ainsi une pellicule.
Sur la gelose (simple, glycérinée ou sucrée) il croît également très rapidement et abondamment, formant à la surface une espèce de poussière blanche, faite des spores et des filaments aériens du champignon.
La figure B représente une colonie de ce champignon à la grandeur normale; elle est âgée de 4 jours.
Au nombre des propriétés biologiques du champignon il faut encore mentionner la propriété qu’il a de liquéfier la gélatine, de coaguler, puis de liquéfier à nouveau le lait. La réaction du lait devient acide à un degré très prononcé; la réaction de la gélatine ne change pas. restant légèrement alcaline. Il ne donne pas d'amylase; on n’a pas constaté la réaction de Findol dans des cultures anciennes. C’est un aérobie, car, ensemencé d’après la méthode de Liborius sur la gélose par piqûre, il ne croît qu à la surface.
L’injection qu’on en a fait aux souris et aux cobayes, sous la peau et dans le péritoine, ne produisit aucun phénomène morbide local ou général.
L'autre espèce thermophile d'actinomgces, qu ej’ai isolée du fumier, se distingue surtout de celle-ci par la largeur de ses filaments, qui atteignent de 1,2 'j. à 1,5 u. De plus ses spores se colorent entièrement, contrairement à celles du premier, même lorsqu'elles sont détachées des filaments; les spores se disposent très souvent en chapelets. Il ne liquéfie pas la gélatine après 4 semaines d’attente; il croît, bien que faiblement, à l'état d’anaérobio-se; ses spores sont moins résistantes vis-à-vis de la chaleur que celle du Tliermo-aciinomgces vulgaris, et ne supportent pas la température de 100IJ pendant même 5 minutes, mais elles résistent à 80° à sec pendant 3 heures. La comparaison de ces deux actinomgces avec celui qu’a décrit M. Kedzior est difficile.
Mon Thermoactinomgces vulgaris ressemble à celui de M. Kedzior, par sa forme, le mode de formation des spores, leur manière de prendre la coloration.
Mais il s’en distingue en ce qu’il ne pousse pas à 35°, et en ce que la membrane formée à la surface du bouillon ne devient pas verdâtre et ne se disloque pas avec le temps, ce que M. Kedzior donne comme très caractéristique pour son champignon, qui, de plus, se distingue par une odeur particulière très marquée tandis que les deux champignons que je viens de décrire sont inodores.