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SUE LES MICROBES LES SOURCES THERMALES.
va it également, mais en proportion bien moindre, à savoir: de 3°, 5 seulement. L influence de cette culture à 25° se conservait pendant un temps comparativement long, et persistait après même qu'on les eût ramenés à des températures plus basses.
De plus, Davenport signale que la cause d’une semblable adaptation ne peut être attribuée à une sélection artificielle, puisque tous les têtards cultivés à température élevée sont restés vivants. Par conséquent, c’est aux changements particuliers survenus dans leur protoplasma qu'il ramène leur très grande stabilité par rapport à la température.
Davenport admet même que c’est grâce à la diminution de la quantité d’eau du protoplasma que la vie devient possible à une température très élevée. A l’appui de cette opinion viennent certaines observations de M. Dallin-ger sur la structure du protoplasma des infusoires, dans le cas où on les cultive à des températures relativement hautes. Les vacuoles deviennent plus nombreuses, puis disparaissent graduellement, et l'eau qu’elles renfermaient s'élimine de l’organisme. Ce n'est qu'à la fin de ce processus que les infusoires pourront être soumis à l’action d une température supérieure. D'un autre côté, on sait que l’albumine se coagule à une température d’autant plus élevée qu’elle contient moins d’eau. Il en est de même pour les diastases. Davenport en revient donc à l'idée, plusieurs fois émise, d’attribuer la résistance de certaines espèces à la chaleur à la même cause que celle à laquelle on attribue la résistance des graines et des spores. On peut objecter que la graine et la spore sont à l’état de repos, tandis que les microbes thermopln’les ont, à des températures relativement élevées, une activité végétative supérieure à celle que manifestent les microbes ordinaires aux températures coutumières. Il y a tant de causes différentes qui peuvent expliquer, en dehors de la diminution de la proportion d’eau, la résistance du protoplasma à la coagulation par la chaleur, qu’il faut ne se fier à aucune hypothèse, tant qu’elle n’est pas appuyée sur clés faits. Celle que je discute n’a encore aucune base, et je n'ai qu'à la signaler comme une explication plausible, mais non encore démontrée.
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