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les nids véritables d’autre part, il semble que, dans différents cas, ils pouvaient se former aux dépens des parties d’un nid aussi bien que des oogonies simples, dans lesquelles s’est accompli un certain nombre de divisions. répétées du noyau, sans la division simultanée du corps cellulaire. Cette dernière supposition est aussi basée, entre autres, sur les aspects souvent observés do la division multipolaire des oogonies. En voyant des noyaux lobés on peut à bon droit supposer également la fusion de noyaux primitivement séparés et la division directe d’un noyau d’abord simple. Les œufs qui possèdent plusieurs vésicules germinatives et même une vésicule germinative simple mais lobée, doivent être considérés comme des formes montrueuses, et le degré de ce genre d’anomalie doit être évidemment déterminé par le degré de séparation des parties de leur ensemble nucléaire. Eismond dit: <11 est bien possible que la prédisposition supposée des femelles à produire des monstres jumeaux peut être mise principalement en rapport causal avec l'état plurinucléaire des œufs*.
Eismond, J. Sur la structure des chromosomes. Bibliographie anatomique. 1898, Fascicule 5. pp. 273 — 296.
L’auteur a étudié les blastomères des œufs de l’axolotl et, plus particulièrement, la question relative à la structure des chromosomes.
Les conclusions auxquelles Eismond a été amené à la suite de ses recherches. sont les suivantes:
1.	Les chromosomes, comme tels, ne constituent pas pour le noyau des corps individualisés qui se multiplient par auto-division, mais ils sont plutôt l’expression de divers modes de groupement de la chromatine.
2.	Les épisodes caractéristiques de la mitose résultent surtout de la destruction plus ou moins complète de l’édifice nucléaire et du déplacement consécutif de la chromatine, se faisant par la dissolution symétrique des chromosomes primaires vers les points polaires.
3.	La scission longitudinale représente probablement une structure transitoire, au même titre que la structure granulaire qui apparaît dans les chromosomes et accompagne dans quelques cas la mitose, mais sans connexité essentielle avec la mécanique de la mitose en général et le partage égal de la chromatine en particulier.
A ce propos l’auteur propose de limiter strictement l'emploi du terme chromosome et de le réserver seulement, comme abréviation, à la dénomination particulière des courants de chromatine, qui apparaissent, lors de la karyoikinese, après la destruction complète de l’édifice nucléaire. Eismond est arrivé à la conclusion que les chromosomes ne représentent en principe rien d’autre qu’une sorte de ruisseaux de chromatine condensée, formant, après la destruction parfaite de la structure du noyau à l’état de repos, des filaments caractéristiques pour différents cas et moments isolés; ceux-ci peuvent apparemment présenter, à leur tour, un nombre infini de modifications, concernant leur forme, leur nombre et pour d’autres rapports dans diverses cellules et dans différentes conditions.
La karyokinèse ne représente pas un phénomène dont l’importance consisterait surtout dans la distribution régulière de la chromatine entre les cellules filles, c’est la destruction physiologique de la structure nucléaire, pendant