﻿BIBLIOGRAPHIE.
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Pour obtenir ses cristaux d’hémine, Hoppe-Seyler précipitait les globules rouges du sang par une solution de Na CI et les traitait ensuite par l’acide acétique glacial. Il obtenait l'hématine en traitant les globules rouges secs par l’alcool éthylique bouillant en présence d’acide sulfurique et de sel marin, et l’hématoporphyrine—en éliminant le fer de l’hématine à l’aide de H,SO,.
M. Nencki et M-me Sieber procédaient de la manière suivante: le sang précipité en solution de 4—5 pour 100 de Na Cl et évaporé jusqu’à 63—64 pour 100 d'humidité étaient bouilli avec 4 fois son volume d’alcool amylique et 2 c.c. d'acide chlorhydrique concentré pour 2 kgs de mélange; le filtrat donnait des cristaux microscopiques d’hémine, dont on obtenait l’hématine par saponification et l’hématoporphyrine par saponification du chlorhydrate d'hématoporphyrine.
M. Schalféeff faisait chauffer au bain-marie jusqu’à 80° 4 vol. d’acide acétique glacial, puis y versait du sang défibriné. L’hémine se déposait en cristaux volumineux.
Le procédé de Cloëtta consistait en ce qu'il faisait déposer les globules rouges du sang en solution a queuse de sulfate de soude à 2 pour 100, additionnait le mélange d’alcool et l'évaporait. La poudre obtenue était triturée avec de l’alcool, acidulée avec de l'acide sulfurique et chauffée au bain-marie; cette manipulation ayant été répétée plusieurs fois, on ajoutait de l’alcool saturé d acide chlorhydrique, après quoi les cristaux d hémine se déposaient. L’hématines obtenue avec cette hérnrne était, selon Cloëtta, un mélange de deux hématines, l’une renfermant du fer, l’autre non.
Pour se rendre compte des raisons de ces résultats divergents, M. Bia-lobrzeski entreprit une série de recherches sur l'hémine et ses dérivés obtenus selon les méthodes des auteurs mentionnés.
En répétant les analyses de l’hémine et de l’hématine préparées selon le procédé Nencki Sieber, M. Bialobrzeski obtint des résultats confirmant la justesse de la formule CÀiH.i{Az,FeO^Cl pour l'hémine et CJ,H3iAziFeOi à certaines conditions, pour l’hématine.
En suivant rigoureusement les indications du prof. Chalféieff, M. Bialobrzeski obtint de différentes espèces de sang (cheval, chien, boeuf) de l'hémine dont la formule pourrait être [C,MMA^FeO,Cl], h- G^H^Az,FeO,.OCOCH,-+-GiII, 0.t. L’hématine ainsi que l'hématoporphyrine obtenues de cette hémine avaient la même composition centésimale que celles de Nencki-Sieber.
Les indications de Cloëtta sur la technique à suivre n’étant que très vagues, M. Bialobrzeski n'a pas pu reproduire les expériences de cet auteur avec une exactitude aussi grande que celles des autres. Cependant en se basant sur les analyses qu’il a faites il croit pouvoir affirmer que l’hémine de Cloëtta n’est qu un produit de décomposition de l’hémine, vu que la substance obtenue par le procédé de cet auteur ne donne par le procédé Nencki-Sieber que 0,06 grs d’homatoporphyrine, tandis que la même quantité d’hémine de Nencki-Sieber et de celle du prof. Chalféieff en' fournit environ 1 gr.
Il résulte de ces expériences ainsi que des recherches ultérieures du prof. Chalféieff que l’hémine n’est pas un produit uniforme et que sa composition dépend dans une certaine mesure des méthodes dont on s’est servi pour la préparer.