﻿164
RENSEIGNEMENTS.
«Mon cher Maître le Prof. Marey m'a chargé, au moment où je l'ai quitté à Paris, de vous dire que, si des circonstances très douloureuses l’ont empêché cette année d’assister à vos travaux, il espère bien au prochain Congrès se trouver au milieu de vous et qu'il se propose de faire mettre a l'ordre du jour la question suivante:
N’y aurait-il pas intérêt à créer pour les instruments de physiologie un laboratoire international chargé du contrôle de la construction des appareils et qui signalerait sa surveillance par un poinçonnage?
De telle sorte que les transformations des appareils ne fussent plus soumises au gré des constructeurs de tous pays, transformations qui modifient souvent les appareils sans aucun avantage réel.
De telle sorte aussi que du moment qu'un physiologiste a un appareil frappé du poinçon en question il puisse avoir la certitude de posséder un appareil tel que l’a imaginé et l’a voulu l’inventeur.
Il est vrai que l’on pourrait répondre que chaque pays n'a qu'à se charger de ce contrôle pour les instruments qu'il fabrique, mais dans ce cas il serait nécessaire de posséder des appareils-types ayant déjà subi un premier contrôle dans un autre laboratoire.
Mais le grand avantage du laboratoire international serait peut-être de permettre de pouvoir comparer en toute liberté les différents appareils destinés à remplir les mêmes fonctions, signaler les différences d’indications obtenues avec chacun et même poinçonner ceux, qui de l’avis des personnes compétentes, sont seuls bons à servir à des expériences précises .
Mr. le Dr. Ch. Comte a ajouté de son côté la proposition suivante:
A la proposition précédente que je vous signale d'avance, pour qu’elle ait le temps de mûrir d’ici le prochain congrès, permettez d’en joindre une autre plus modeste.
Ne pourrait-on pas arriver à arracher à la destruction les appareils de Physiologie primitifs qui ont servi à quelque recherche intéressante ou à quelque découverte importante.
Car souvent dans les laboratoires on trouve de ces vieux appareils relégués dans un coin, souvent même réduits en moreaux, car des appareils plus jeunes sont venus les remplacer, et pourtant ces vieux appareils sont d'un grand intérêt pour l'histoire même de la physiologie.
II.
Première Session de la Commission internationale de Contrôle des instruments enregistreurs et d unification des méthodes en physiologie.
Lors de la 4-me Session du Congrès international des physiologistes réunis à Cambridge en Août 1808, Mr. Marey a insisté sur la confusion qui s'est introduite dans l’emploi de la méthode graphique en physiologie et sur la nécessité qui s’impose d’établir une entente parmi les physiologistes, pour donner à leurs instruments enregistreurs des indications fidèles, et aux courbes tracées des formes constantes qui les rendent aisément c imparables.