﻿RENSEIGNEMENTS,
165
Cette proposition fut approuvée à l’uuanimité et les décisions suivantes adoptées.
<11 est créé une Commission internationale pour l'étude des moyens de rendre comparables entre eux les divers inscripteurs physiologiques et, d’une façon générale, d'uniformiser les méthodes employées en physiologie».
«Cette Commission est formée de MM. Bowditch, Foster, von Frey, Hürthle, Kronecker, Marey. Mislawsky, Mosso et Weiss.
«Chacun de ces commissaires, dans le pays qu'il représente, recueillera les avis de ses collègues et ceux des physiciens les plus compétents. 11 se tiendra en relations avec M. Marey. Enfin tous les Commissaires se réuniront en Septembre 1900 à la Station physiologique de Paris, où seront centralisés et discutés les résultats déjà obtenus>.
Conformément à ces décisions, la Commission s’est réunie à la Station physiologique le 1-er Septembre et a siégé jusqu'au 8 du même mois. Etaient présents MM. Kronecker, Marey, Mislawsky, Mosso, Weiss et Waller, ce dernier remplaçant M. Foster empêché; trois membres se sont excusés, MM. Bowditch, von Frey et Hürthle.
La Commission a constitué son Bureau de la manière suivante: MM. Marey président, Kronecker vice-président et Weiss secrétaire. Elle a décidé que, tous les trois ans, à chaque Session du Congrès international des physiologistes, elle procéderait à une nouvelle formation de son Bureau, les membres sortants pouvant être rééligibles.
Depuis la formation de notre Commission des faits importants se sont produits.
En premier lieu il a été créé une Association internationale des Académies. qui, dans l'ordre des sciences, compte déjà, comme adhérentes, les Académies d'Amsterdam, de Berlin, de Bruxelles, de Buda-Pest, de Christiania, de Copenhague, de Göttingue, de Leipzig, de Londres, de Munich, de Paris, de Saint-Pétersbourg, de Borne, de Stockholm, de Washington et de Tienne.
11 a semblé à notre Commission qu'il y aurait grand intérêt pour elle à se placer sous F patronage de cette puissante Association, dont le but est de favoriser tous les travaux d'utilité internationale dans l’ordre scientifique. En conséquence M. Marey a demandé à être entendu par le Comité permanent de l’Association des Académies siégeant à Paris, le 6 août. Il a exposé le but que se proposait notre Commission, et, après délibération, le Comité des Académies a admis unanimement que nos travaux rentraient bien dans le cas prévu par l’article 3 de ses Statuts ainsi conçu:
«L’Association a pour but de préparer, ou de promouvoir des travaux scientifiques d’intérêt général, qui seront proposés par une des Académies qui en font partie et, d'une manière générale, de faciliter les rapports scientifiques entre les différents pays».
Présentée par l’Académie des Sciences de France à l'Association des Académies, notre Commission peut donc compter sur l’appui moral et matériel de cette Association.
D'autre part, frappé de l’importance du but que poursuit notre Commission internationale, but analogue à celui qu’ont si utilement atteint certains