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BREVES COMMUNICATIONS PHYSIOLOGIQUES.
sionnés, et l'on observe en même temps, pendant la durée de l’excitation, des affaiblissements périodiques et courts de l’état tétanique, ce phénomène dépendant de l’intensité de l’excitation et de l’endroit où on l’applique.
Dans trois expériences, j'eus l’occasion d'observer en même temps le phénomène paradoxal de mouvements respiratoires réguliers rythmiques pendant la durée du tétanos.
Les animaux étaient narcotisés par de petites doses de morphine ou d'hydrate de chloral, après qu’un tube en forme de T, muni d'une branche latérale mise en communication avec un appareil enregistreur, avait été introduit dans la trachée.
Cette méthode d’enregistrer la respiration, insuffisante pour des observations de précision, suffit pour l’observation du phénomène mentionné plus haut, étant aidée par l'observation à l'œil nu.
L'excitation du pons Varoli au moyen du courant alternatif d'un appareil à traîneau de Du Bois-Reymond, faible d’abord, provoquait des accès convulsifs partiels. En augmentant l'intensité du courant, je pus provoquer l’opisthotonus. La courbe respiratoire représentait un état spasmodique des muscles de la respiration, le plus souvent dans la phase de V expirât Ion, mais environ 15 minutes après, je fus surpris de voir paraître des mouvements respiratoires réguliers, quoique l'état tétanique persistât. Ces mouvements étaient d’abord superficiels et brefs, mais après quelques secondes ils ne se distinguaient presque plus des mouvements respiratoires ordinaires à l'état normal, ni en fréquence, ni en rythme, ni en profondeur, étant plutôt un peu ralentis (40—45 à la minute; ils étaient plus fréquents avant l'excitation). Lorsque, après 50—00 secondes, j’interrompis l’excitation ’), un malaise général se rit immédiatement sentir, en même temps que les courbes respiratoires perdaient leur forme régulière et périodique et représentaient des mouvements irréguliers et en partie spasmodi ques. En renouvelant l’excitation de la base du cerveau, je réussissais à provoquer une répétition de ce phénomène paradoxal.
11 est facile de comprendre que la forme des courbes respiratoires dépendait de l’état non seulement des muscles de la respiration, mais encore de ceux du larynx, selon les indications des courbes enregistrées. Peut-être cela explique-t-il en partie le phénomène éminemment paradoxal consistant en ce que les courbes respiratoires obtenues pendant le tétanos paraissaient beaucoup plus régulières qu’après et même qu’avant l’excitation.
Le phénomène que nous venons de décrire nous montre donc que 1 état initial spasmodique des muscles de la respiration se transforma ensuite en travail périodique régulier, quoique l'excitation électrique n’eût pas cessé. Cette dernière n'étant pas faible, les chiens plutôt petits, et la distance entre les bouts nus des électrodes aciculaires isolées, piquées à travers la masse des hémisphères, étant de 5—8 mm., il est très probable que les anses du courant excitant, dans les observations décrites, aient pu passer jusque dans la partie supérieure de la moelle allongée. En tout cas. il est hors de doute que ses centres respiratoires recevaient de fortes impulsions excitantes, partant du
f) Les électrodes aciculaires avaient été laissées dans le cerveau.