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BREVES COMMUNICATIONS PHYSIOLOGIQUES.
ralysé. La métamorphose normale du tissu était évidemment retardée. Il n‘y a aucune raison d'y voir un processus pathologique produit par l’opération.
On pourrait croire que ce retardement du développement post-embryonnaire de la cornée s’expliquerait le plus simplement par l'abaissement plus ou moins considérable de la pression intraoculaire après la section du n. sympathique. Mais, comme nous l'avons déjà dit, rien de tel n’a été découvert. Une autre explication possible est celle, que l'hypérémie de 1 œil. produite par l’opération. affaiblit peut-être la tension de la cornée de la part de la sclérotique et retarde, grâce à cela, l’égalisation des ondulations lamelleuses irrégulières de la cornée. Enfin, on ne peut non plus nier la possibilité d'une influence directe du n. sympathique sur l’histogénèse de la cornée, en dehors du désordre indubitable de la circulation du sang dans l'œil, sur la sécrétion des liquides et sur le courant de la lymphe dans cet organe.
Si l’on prend en considération le fait connu de la croissance renforcée de l’oreille du lapin du côté du n. sympathique sectionné (Bilder, Stirling. C. Damleu'sM et d’autres), on serait peut-être en droit de s'attendre au fait contraire, c’est-à-dire au développement accéléré de la cornée. Rappelons à ce propos que la paralysie du n. sympathique est suivie d’une hypérémie de l’œil même chez des animaux aussi jeunes. Il est donc évident que la croissance et le développement de la cornée sont soumis à d’autres lois, en vertu de son organisation particulière, par suite d’une dépendance moins forte de l’influence directe de la circulation du sang.
J’ai eu occasion d'observer, plusieurs semaines après l'opération, que la cornée du côté <paralysé était un peu plus mince que celle de l'œil sain. Cela s’explique, à un certain degré, par la même raison que le premier de ces faits, c'est-à-dire par la formation insuffisante de substance intercellulaire, faute de l'influence du n. sympathique.
Il est nécessaire d'ajouter à cela que, déjà en 1858, Cl. Bernard avait fait mention de l’aplatissement de la cornée après la section du n. sympathique cervical, ce qui fut confirmé ensuite par Angelucci. Des observations semblables avaient déjà été faites longtemps auparavant par Broivn-Séquard. qui avait vu. après une opération de ce genre, la cornée s’aplatir, se troubler et même s ulcérer. On sait que Jleese, qui fit des expériences pour vérifier les résultats de Morat et de Logon sur l’influence de ce nerf sur le cristallin, nie toute action du n. sympathique sur la forme de la cornée chez 1 animal adulte. Les résultats de Brmcn-Séquard demandent à être vérifiés. S'ils se confirmaient, les précautions nécessaires ayant été prises, ils pourraient servir à prouver l'influence trophique directe du n. sympathique sur la cornée. Dans aucune de mes expériences je n’ai observé ni 1 état trouble d’une cornée transparente au debut (chez de jeunes chiens d'un âge plus avancé), ni l’ulcération de cette membrane.