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BREVES COMMUNICATIONS PHYSIOLOGIQUES.
d un alcali et garni de courts piquants pointus, offre un aspect joli et intéressant.
Si l’on considère tous les traits que je viens de citer, on est porté à supposer que ces aiguilles sont formées par des cristalloïdes albuminoïdes. On rencontre quelquefois, et même assez souvent, dans le sang des têtards, des leucocytes munis de pseudopodes aciculaires, légèrement recourbés, plus ou moins courts et, également, immobiles. Le nombre de (‘es prolongements pointus est moins grand que chez les échinocytes typiques.
Vis-à-vis de l'aspect bizarre de ces corpuscules, on se demande de quelle manière les échinocytes peuvent prendre part au courant du sang?
Voilà les observations brèves et fortuites que j’ai cru devoir communiquer dans le but d'appeler l’attention sur ces corpuscules originaux. Ils présentent de l'intérêt non seulement au point de vue morphologique, mais encore par rapport à la question de susceptibilité qu'ont les substances albuminoïdes du sang de se cristalliser. Il est très probable que le fait de l'existence dans le sang d'échinocytes jettera de la lumière sur la question de l'origine intracellulaire de l'hémoglobine par synthèse et précisément dans le pr< toplasma des leucocytes ou des hématoblastes.
Y.
Observations sur la désagrégation des leucocytes du sang des oiseaux.
La désintégration des érythrocytes, ainsi que celle des leucocytes, attire depuis longtemps l’attention des observateurs. Sans parler des conditions arti-ticielles de désagrégation sous l'intluence de différents réactifs, ce processus a été étudié lors de l'action d'agents physiques, aussi bien que dans des conditions de modifications spontanées in vitro. Ayant l’intention de décrire ces phénomènes chez les érythrocytes ailleurs en détail, je n'indiquerai ici que brièvement quelques particularités dans la décomposition des leucocytes chez les oiseaux, ces éléments histologiques présentant de l’intérêt autant par eux-mêmes que par leur ressemblance à certains organismes parasitiques.
D'anciennes observations ont déjà montré que les leucocytis des animaux à sang froid conservent pendant un temps assez long, un grand nombre de jours, leurs propriétés «amoeboïdes», après avoir quitté le corps de l’animal (Lieberkühn et d'autres). Je m'en suis convaincu beaucoup de lois moi-même, surtout à l'aide de cultures dans des tubes capillaires, dont j ai donné la description (en 1886).
Pour ce qui est du sang des animaux à sang chaud, surtout des oiseaux, il faut avouer que le processus de décomposition commence dès que le sang a quitté le corps, et ne peut être retardé, jusqu’à un certain degré, que par réchauffement artificiel et par introduction d oxygène dans le sang.
En faisant des recherches sur du sang de hibou fraîchement tiré, j eus occasion d’observer des leucocytes particuliers, différant par la forme et la