﻿BREVES COMMUNICATIONS PHYSIOLOGIQUES.
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constitution de ceux qu’on décrit ordinairement. La partie moyenne consiste en polioplasma granuleux avec un ou deux noyaux de forme arrondie; cette partie réfracte la lumière assez fortement et se teint facilement. Elle est entourée d’une zone fine, mais large d'hyaloplasma homogène, d’où partent des prolongements très longs et minces, généralement un peu recourbés, effilés vers le bout et non-ramifiés. Quelques-uns des prolongements ressemblent à de longs fils sans varicosités. L’hyaloplasme est mobile, surtout lorsqu'il est réchauffé, mais dans les prolongements eux-mêmes, on n'oberve pas de mouvement sensible.
Ces leucocytes sont un peu plus petits que les leucocytes ordinaires, qui sont de forme sphérique, à grosses granulations et sans prolongements étirés. 24—48 heures après, l’aspect de ces leucocytes a quelque peu changé: la partie moyenne, granuleuse, est devenue plus homogène et sphérique, la zone d’hyaloplasme est devenue encore plus franchement radiée. Le leucocyte rappelle en quelque sorte un radiolaire. Ensuite, la substance de la partie moyenne s'accumule en plusieurs endroits sous forme de spherules de différentes grandeurs et très réfrangibles. Dans quelques-unes de ces sphérules, on peut observer un granule encore plus réfrangible. Les rayons d'hyaloplasme demeurent encore ou disparaissent peu à peu; la zone transparente disparaît aussi graduellement. Les métamorphoses des leucocytes que nous venons de décrire présentent une très grande ressemblance avec des organismes parasitiques, et c'est seulement en observant le même objet pas à pas et sans discontinuer qu’on peut gagner la conviction qu'on a affaire aux métamorphoses d'un leucocyte.
Une autre forme de désintégration des leucocytes donne encore plus souvent lieu à l’erreur, c’est lorsque toute la masse du corpuscule devient sphérique, sans former de prolongements; 48—72 heures après, on peut observer la désagrégation de la partie périphérique du leucocyte en plusieurs sphérules (6—8 et plus) de différente grandeur, homogènes, de couleur grise, se teignant facilement, disposés irrégulièrement. Dans la partie moyenne on voit des restes de granules et un noyau. Sous cette forme, cette masse rappelle beaucoup les «rosettes» connues des parasites du malaria chez l'homme.
J’ai encore observé la forme de désintégration suivante sur des leucocytes à gros granules du hibou, 24—3G heures après la préparation de l’objet, avec addition de 0.6—0,7 pour cent d’une solution de sel de cuisine, à la température ordinaire. Il se forme, dès le commencement, des prolongements, qui s’allongent, s’effilent, deviennent sinueux et rappellent beaucoup les fouets du Polimitus du malaria ou les prolongements d'un érythrocyte en décomposition. A mesure qu'ils se prolongent, ils se courbent, vibrent, passivement sans doute, mais beaucoup plus faiblement que, par exemple, les prolongements des érythrocytes de grenouille en décomposition, lorsqu’on les chauffe; on n'y observe ni de granulations, ni de varicosités, mais quelquefois un grossissement au bout, sous forme de massue. Le nombre des prolongements varie entre 5 et 10. et plus. En même temps que le nombre de ces pseudo-fouets augmente, le corps du leucocyte commence à se désagréger, les granules s’éloignent les uns des antres, le noyau est mis à nu; les prolongements pseudo-pudiaux décrits commencent à se décomposer en particules isolées, s’égrènent, puis se désagrègent tout-à-fait. Souvent on rencontre à côté d'un leucocyte en