﻿BREVES COMMUNICATIONS PHYSIOLOGIQUES.
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Influence de la température. On sait qu’une basse température ralentit les processus catalytiques. Mes essais le confirmèrent encore une fois: de la fibrine congelée, plongée dans une solution de H.202 de température ordinaire, ne le décomposait pas du tout au commencement; la catalyse ne commença que quelques minutes après, et atteignit ensuite son intensité ordinaire. Si Ton fait le contraire, et que l'on refroidisse fortement H, O,, tandis que la fibrine-est à la température ordinaire, le retard de la catalyse est moindre, comme on devait s'y attendre.
Pour ce qui est des températures élevées (sans dessication de la substance), les données de Gianuzzi, Spitzer, et d’autres se trouvant être confirmées, on peut considérer que 70°—75° sont les limites au-delà desquelles la faculté catalytique des muscles, de la fibrine, des reins etc. s'affaiblit extrêmement ou même s'anéantit à jamais, si le réchauffement dure % — 1 h. Mais si l’on fait chauffer la fibrine pendant 5 h-s dans de l'eau à 60°, la catalyse n'est, que très-peu affaiblie. Si l’on chauffe à 70—72° pendant une dizaine de minutes, la faculté décomposante de la fibrine est affaiblie, mais non détruite. En général, la fibrine conserve cette propriété d’une manière très constante. Si après avoir été desséchée à 80°—90°, on la plonge pour quelques heures dans l'eau, la fibrine légèrement gonflée décompose encore H,02, quoique beaucoup plus faiblement que la fibrine fraîche, c'est-à-dire avant la dessication; desséchée à une température plus basse (60°) et ayant pris un aspect corné, la fibrine décompose H, 02 encore assez bien sans macération préalable.
C’est aussi d'une manière analogue que le sang et le pus se comportent vis-à-vis des températures élevées.
Des cultures d’anthracis qui à la température ordinaire décompose bien H,0.2, perdent considérablement cette faculté après avoir été chauffées pendant V, — 1 h. à une température comparativement basse, 55"— 60° (on avait, naturellement, pris des mesures contre la dessication et l’essai de catalyse fut fait après le refroidissement des cultures). Chauffées pendant 15—20 minutes, à 75°—80", elles ne produisent presque plus de catalyse. L’effet est atteint, lorsqu’on les chauffé pendant plusieurs heures à 55 °—60", tandis qu’à 40"— 45" leur faculté décomposante ne s’affaiblit point ou très peu.
On sait que le foie possède à un haut degré des propriétés catalytiques vis-à-vis du O,. Un extrait aqueux de cet organe, contenant ordinairement encore beaucoup de parcelles solides, décompose aussi S20.2 assez énergiquement. Lorsqu’on chauffe l’extrait, la catalyse ne s’affaiblit que lorsque les albumines commencent à se coaguler, et si l’on chauffe jusqu à leur coagulation complète, la faculté catalytique s’anéantit complètement. Si 1 on dessèche le foie (de chien, de lapin, de grenouille) avec précaution, à des températures ne dépassant pas 60°—65° et qu’on le réduise en poudre, il décompose encore H2 O, assez énergiquement. Sous ce rapport, il surpasse tous les autres organes, de sorte que cette réaction peut être considérée comme caractéristique (au point de vue quantitatif) pour le foie.
Les mêmes phénomènes s’observent dans les muscles, le foie, le sang etc. cadavéreux, même un peu putréfiés, et la même chose a encore lieu si 1 on écarte les microbes de la putréfaction.