﻿ELIMINATION DE l’AZOTE ET DU PHOSPHORE.
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tiré cette conclusion par rapport aux phosphates en se fondant sur les moyen“ nés qu’ils avaient calculées pour les 48 heures qui avaient suivi l'injection de la toxine. Si, au lieu de cela, nous ne prenons que les premières 24 heures, nous trouvons que dans toutes les expériences décrites par les auteurs, la quantité de phosphore éliminé est plus forte.
Suivant les données d’Arloing, <la toxine diphtérique entraine toujours une diminution absolue et relative de l’urée, des phosphates, débutant d’emblée ou précédée dans les intoxications moins violentes de l'augmentation relative de l’urée et des phosphates» *).
En 1900 a encore paru un travail de Sverjewski * 2) sur les mêmes toxines et antitoxines qui avaient servi d’objet aux expériences de Decroly. Sans donner une analyse détaillée de cet ouvrage, mentionnons seulement que l’auteur observait un renforcement du métabolisme azoté, lorsque l’intoxication s'était faite par des doses petites ou moyennes de toxine diphtérique et une diminution, si la quantité de toxine avait été grande.
Présentement le but que nous nous proposions se bornait à l'étude des changements quantitatifs dans le métabolisme de l’azote et du phosphore observées chez les animaux après l'injection de toxines qui avaient préalablement subi l'action de courants à haute tension et à grande fréquence.
Nos expériences ont porté sur des chiens auxquels des injections sous-cutanées de toxines furent faites le 5-me jour de jeune.
Nous choisissions, pour nos expériences, des animaux privés de nourriture pour la raison qu’après 4 jours de jeûne, l'élimination de l’azote commence a se produire chez eux plus ou moins régulièrement et aussi parce que, dans ces conditions d’expérience, l'effet de l’injection des toxines n’est pas masqué par les changements qui se produisent pendant l’assimilation des aliments, ce qui a lieu chez les animaux nourris après l'intoxication.
Dans mes expériences je me suis borné aux recherches de l’azote et du phosphore dans l’urine seule, recueillie pendant les 24 heures au moyen d’un cathèrte.
L’azote était déterminé selon la méthode de Kjeldahl, le phosphore, selon celle de Neubauer.
Nous nous servions, pour nos injections, des produits solubles stérilisés de bacilli coli communis, de bacilli pyocyanei 3) et de la toxine diphtérique. Ayant plongé dans ces toxines deux électrodes de platine stérilisées, j’y faisais passer pendant 15 minutes le courant de la spirale secondaire d’un transformateur. Afin d’éviter réchauffement, les vases contenant les toxines plongeaient dans l'eau froide, comme dans les expériences d’Arsonval.
Pour obtenir des courants à grande fréquence, je me servais du dispositif suivant, tel qu'il existe au laboratoire physiologique de l’université de Tomsk.
') Arloing. Etude sur le sérum antidiphtérique et son action antitoxique. Arch, internat, de Pharmacodynamie. Vol. V. p. 469.
2)	Influence des toxines et antitoxines sur le métabolisme gazeux et azoté chez les animaux. Sverjewski. Thèse.
3)	Pour la préparation de ces toxines bactériennes voir notre article „Sur le détritus des substances sous l'influence d'injections répétées de toxines bactériennes“ 1900.