﻿KEÎMÎNATtON DE t/aZOTE F,T PU PHOSPHORE.
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Les deux expériences que nous avons décrites à titre d’exemple nous montrent que la quantité d’azote n’est augmentée que lorsque la toxine diphtérique est injectée en petites doses. La même chose peut être dite par rapport aux phospates de l’urine lorsqu'on ne considère que le jour qui suit l'intoxication.
En résumant les données de nos expériences, nous croyons possible de tirer les conclusions suivantes.
1.	L'injection des produits solubles de bac. coli communis et de bac. pyocya-nei cause une augmentation considérable d’azote, laquelle dure 2—3 jours. Quant aux phosphates, la quantité n'en est augmentée que le lendemain de l’injection des toxines bactériennes en question.
2.	Après l'injection de doses moyennes de toxine diphtérique (dans les intoxications moins violentes), le métabolisme de l'azote est augmenté, quoique dans un degré moindre qu’après l'injection des produits solubles de bac. coli communis et bac. pyocyanei. Les phosphates de l'urine sont augmentés pendant le jour qui suit l’injection, après quoi leur quantité baisse.
3.	Dans l’intoxication par de grandes doses de toxine diphtérique, on observe une diminution du métabolisme de l'azote et du phospore.
Comme nous l’avons mentionné plus haut, de tels changements dans le détritus de l’azote et du phosphore ont été observés par d’autres expérimentateurs aussi bien que par moi, après l’injection aux animaux de toxines diphtériques qui n'avaient pas été soumises à l’action de courants à haute tension. Nous voyons donc que l'influence des courants à haute tension et à grande fréquence ne fait pas perdre aux toxines la propriété qu’elles ont de changer, dans une certaine direction, ces processus intérieurs de l’économie animale qui ont pour résultat ce qu’on appelle les produits du métabolisme.
U faut que je fasse encore observer qu’après l’injection de toxines bactériennes, j’ai toujours constaté une élévation considérable de la température du corps, quoique mes expériences eussent porté sur des animaux en inanition chez lesquels, suivant les observations de Krehl, on n'observe pas de fièvre après l’injection de toxines.
En terminant, je me fais un plaisir d'exprimer ma profonde reconnaissance à M. le docteur AV. Weliki, professeur de physiologie, et à son prosecteur M. le docteur Spasski, au laboratoire desquels j’ai eu la possibilité de me servir des appareils produisant des courants à haute tension et à grande fréquence.
19 octobre 1900.