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EFFET DE L’AGITATION SUE LE BLANC ü’CEUF.
filtrat et eu 1 h. 35 min. la filtration était achevée, ayant donné 460 grs d'un liquide jaune pâle presque tout-à-fait limpide. Cette liqueur ayant été agitée durant 1 h. et 20 minutes, on put déjà observer les phénomènes de coagulation décrits plus haut.
Pendant toute la durée de l’essai on agitait le liquide en moyenne 6 heures par jour. Au courant des premiers mois le flacon se remplissait d’écume jusqu’au bouchon, et ce n’est que 14 — 18 heures après qu’on voyait se former de petites cavités par suite de la descente de l'écume. Tous les 5—6 jours on débouchait le flacon, sans qu’on y observât jamais de pression positive ou négative. Le liquide avait pris une odeur très prononcée, semblable à celle d’un œuf cuit encore chaud, aucunement putride.
Par suite de Pamoncellement d'une grande quantité de depot, et pour voir si la coagulation continuait ou si elle avait déjà cessé, la liqueur fut filtrée le 28 octobre. La filtration s’effectuait très lentement. Dans le courant de 6 heures 230 grs d'un liquide légèrement trouble passèrent a travers 2 filtres de 16 cts de diamètre chacun, qu'on fut obligé de changer ti’ois fois, par suite de l'obstruction des pores du papier. Après avoir encore passé en 5 minutes par un filtre de la même dimension, ce filtrat fut immédiatement agité. En 10 minutes le flacon se remplit d'écume et sur les parois et dans la liqueur parurent des filaments, des pellicules etc. Depuis le 28 octobre jusqu'à la fin de l’essai le flacon ne fut plus débouché.
Dans le courant de la nuit 78 grs de liquide passèrent encore. Le précipité sur Tun des filtres fut lavé à l’eau, sur 1 autre non. 24 heures après, le premier exhalait une odeur putride assez prononcée, tandis que le précipité qui n'avait pas	été	lavé n’avait aucune odeur. Le précipité	des	2 filtres,	fortement comprimé	entre 2 lames de papier à filtre, pesait 30	grs.
Ayant enlevé 1 c.c. de liquide au dernier filtrat, on y ajouta une quantité égale d'eau, ce (pii produisit un léger trouble, qui n'augmenta presque pas par l’addition d’autres 2 c.c. d'eau.
Environ 6 c.c. du filtrat furent chauffés dans un tube plongé dans l’eau; à 50° C. la liqueur se troubla, à 59° G. un précipite floconneux se produisit. Après que celui-ci eut été séparé par filtration, on y observa un nouveau trouble à	63°	et un précipité à 64°. La liqueur filtrée se	troubla	à 67",
et à 75° — 80n	se	prit en une masse compacte d'où l'on	ne put faire	sortir,
en la pressurant, que 2—3 gouttes de liquide.
Le 2 novembre, c’est-à-dire le 6-me jour après la filtration, 60 grs (des 78 grs. reçus en second lieu) de la liqueur furent versés dans un flacon d’une capacité de 250 c.c. environ et agités à la main 20—30 minutes par jour. Ordinairement 25 minutes suffisaient pour que le flacon se remplit d écume qui ne descendait un peu que vers le lendemain matin. En débouchant ce flacon tous les 5—6 jours, on n’y observait ni pression de gaz, ni odeur fétide jusqu’à la fin de’ l’essai sur * la masse principale de la liqueur albuminoïde. Ce flacon témoin était d’une haute importance pour l'essai tout entier, en nous aidant à tirer nos conclusions. Pendant tout le mois de novembre on ne put observer rien de particulier dans le flacon agité mécaniquement, si ce n’est une lente augmentation du précipité qui se séparait du liquide en très grande