﻿EFFET DE 1/AGITATION SUE LE BLANC u’CEUF
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ou enfin dans un vase de plomb, ce qui montre clairement que Faction mécanique seule entrait en ligne de compte. Le processus de coagulation dans ecs conditions a reçu le nom assez vague d'«agrégation moléculaire».
Le fait solidement établi de la coagulation des albumines par voie purement mécanique est selon moi d'une baute importance pour la question de la nature des corps albuminoïdes. Ce sont ces considérations qui m’ont amené à pousser aussi loin que possible mes recherches sur le processus de cette espèce de coagulation.
Des essais préalables furent faits en avril et en mai 1899 de la manière suivante:
Un blanc d'œuf entier ayant été trituré avec du verre pilé, on iit traverser la liqueur filtrée limpide, pendant 8 heures consécutives, par un courant de CO,, qui provoqua la formation graduelle d'un précipité. Après la séparation de ce précipité par tiltration, on fit passer par le filtrat 100 litres d air venant d'un gazomètre, ce qui donna lieu à la formation d’un nouveau précipité. La liqueur filtrée à nouveau et enfermée dans un vase clos tut agite a la main 5—8 heures par jour pendant un mois. Un nouveau précipité se Urinait et augmentait au fur et à mesure qu'on agitait. En même temps on procédait d'une façon toute pareille en agitant la solution d une partie de blanc d'œuf dans 2 parties d'eau. La formation d'un précipité s observait egalement, mais le A-me jour la liqueur exhalait une odeur putride très prononcée, et des microbes y pullulaient, on ne s'en servit donc plus. Dans le blanc d'œuf non étendu d'eau on ne put découvrir à la fin du mois les moindres vestiges de putréfaction. Soit qu'on fasse passer un gaz ou qu on agite, récume remplit le vase très vite, ne se dépose qu'en partie à l'état de repos et d'autant plus lentement que le diamètre des bulles prises séparément est plus petit. C'est en observant la manière dont se dépose l'ecume qu’on parvient à s'expliquer le mécanisme de la formation du précipité. Nous voyons (pie, en crevant, chaque bulle d’écume laisse après elle des filaments ou des pellicules extrêmement tenus et ressemblant à de la toile d araignée, déchirée; en se tassant lorsque le liquide est en mouvement, ces filaments forment des fibrilles pareilles aux fibrilles fibrineuses ou des amas arrondis qui se déposent en couches sur les parois du flacon. La vitesse de la formation et de la descente de l’écume, ainsi que la quantité1 de celle-ci peuvent servir d indications sur la marche du processus de coagulation.
Cet essai nous a montré que, d’un côté, il faut se servir de blanc d œuf non dilué et que, de l’autre, la précipitation ne s’effectuant que fort lentement, il est nécessaire de se servir d'un moteur mécanique.
Ayant reçu un «agitateur» (d’Altmann, Berlin) faisant 200—250 oscillations par minute, nous disposâmes le 9 septembre 1899 notre essai de la manière suivante. 500 grs de blanc d'œuf n'ayant subi aucun traitement préalable furent versés dans un flacon de 1800 ce. de capacité. Après que l'agitation eut duré 1 h. et demie, le flacon était rempli d'écume et dans le liquide resté au fond se déposaient des pellicules pareils à ceux qu’on obtient en coupant le blanc d’œuf avec des ciseaux. Le lendemain la liqueur fut passée à travers un filtre d« 16 cts. de diamètre. En 40 minutes on obtint 400 grs de