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EFFET DE l’âGITATION SUR LE BLANC p’CEUF.
quantité. Mais au commencement de décembre, même après 6 heures de travail de la machine, le Hacon ne se remplissait plus d écume. Celle-ci était devenue plus mobile et descendait complètement pendant la nuit. Vers la bu de décembre l’écume ne remplissait que la moitié du flacon et à la tin du mois de janvier 1900 un tiers seulement. Depuis lors il devint possible de mesurer assez exactement la hauteur de l’écume, ce qui fut fait journellement 10 minutes après l’arrêt de la machine. Le 2 février la hauteur de 1 écume—G cts (la hauteur du flacon jusqu’au bouchon=19 cts.), le 3 mars=10 mm., le 15 mars—8 mm., le 27 mars=7 mm.; depuis le 18 avril jusqu au 12 mai la hauteur le l'écume variait entre 5 et G mm., atteignant 7 et même 8 mm. lorsque la machine donnait son maximum de travail. 1 heure après, la liqueur commençait à se débarasser de l’écume, et le lendemain matin la surface en était presque toujours tout-à-fait libre.
Déjà en février on put observer que le précipité se tonnait en quantité moindre et qu'en même temps la liqueur acquérait un éclat soyeux. A la tin de mars on observait dans le col du flacon un dépôt de globules «à structure cristalline évidente, atteignant jusqu'à 1 mm. de diamètre; un grand nombre de ces globules se déposèrent aussi au fond du vase. En général, la liqueur ressemblait beaucoup à celle qu’on obtient à la tin de la digestion tryptique des albumines.
A tin de pouvoir encore déterminer les produits obtenus avant l'interruption des travaux amenée par les vacances qui allaient commencer, nous cessâmes d’agiter la liqueur le 12 mai.
L’essai avait duré 247 jours, la machine ayant été en mouvement pendant 1473 heures.
Vers la fin de l'essai le Hacon principal contenait une liqueur qui ne formait presque plus d’écume et un précipité cristallin beaucoup de lois moins volumineux que le précipité amorphe qui se formait au début.
En même temps le flacon témoin contenait un liquide qui donnait une écume abondante, peu mobile et ne se déposant presque pas, et un volumineux précipité amorphe.
En débouchant (le 12 mai) le flacon principal, on entendit le faible bruit d’un gaz qui s'échappe; cette pression peut facilement s’expliquer par le fait que la température du laboratoire était de 17" C. au moment où 1 on bouchait le flacon et s’élevait à 24° lorsqu’on le débouchait. 1/odeur exhalée par la liqueur était forte comme auparavant, mais point putride. Le liquide traversait le filtre lentement et n’était pas limpide; en 4 heures on en obtint 156 grs.: cette même quantité filtrait en 10 minutes à travers un filtre ayant 9 cts., diamètre; la même quantité d’eau passe par le même filtre en 3 minutes.
L'est M. le professeur Ouchinski qui eut l’extrême amabilité de faire un essai par rapport à la présence de microorganismes dans la liqueur. Selon ses observations on y rencontre très peu de bactéries ou de leurs enveloppes, et le tableau qu’on y observe représente plutôt le dépérissement que le développement de microorganismes. 11 ne fut point fait de cultures, vu que cela nous aurait entraîné à résoudre une question qui n’entrait pas dans notre tâche, savoir: si les liqueurs albuminoïdes sont bactéricides. Il nous importait seule-