﻿HISTOIRE DE LA DÉCOUVERTE DE l’ÉLECTROTOXUS.
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d'abord naître le doute. On tenta de considérer le phénomène à un point de vue plus général, et c’est de 1 une de ces tentatives que j’ai maintenant l'intention de parler, vu qu’elle se rattache logiquement au sujet de cette notice.
La nouvelle manière de considérer le phénomène de 1 électrotonus est basée sur la loi physique de la propagation du courant électrique dans un corps composé. Cette théorie de l'électrotonus peut être appelée théorie physique. L auteur en a été Gruenhagen, physiologiste de Kœnigsberg. Pour expliquer la nature des courants électrotoniques, il n'a eu recours qu'à une seule supposition, savoir que la conductibilité des différentes parties du tronc nerveux n’est pas la même. Il fonde sa supposition sur le fait que le courant éprouve des résistances différentes en dépendance de la direction relative des lignes du courant à celle des libres du nerf. Lorsque ces directions coïncident, la résistance du nerf est moindre que lorsque les lignes du courant sont perpendiculaires à l’axe longitudinal du nerf 1). Grünhagen en conclut que le contenu des fibrilles nerveuses primaires (die festen Primitiv- und die fetthaltigen Markscheiden der Nervenröhren) offre la résistance la plus considérable et que le courant rencontre le moins de résistance à son passage à travers les parois de tissu conjonctif du neurilemme uniformément imbibé, spongieux et pénétrant partout entre les fibrilles primitives (die zwischen die Primitiv-Fibrillen eindringenden, gleichmässig durchfeuchteten, lockern ßmde-gewebs-Septa des Neurilems, 4, S. 43). On comprend qu’en passant dans le sens de la longueur du tronc, le courant se propage surtout par les voies de moindre résistance, c’est-à-dire par le neurilemme et ses ramifications qui s'étendent entre les fibrilles nerveuses; il se formera donc des dérivations du courant qui s’étendront aussi dans les espaces extrapolaires. La fig. 1 nous montre cette propagation des dérivations du courant au-delà des limites de l’espace intrapolaire (la figure a été tirée de l’ouvrage de Gruenhagen).
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Pour appuyer sa manière de voir, l'auteur décrit l'expérience physique suivante (5, p. 135). Admettons que ddd (fig. 2) représente un contour métallique fermé, dont deux points a et b sont mis en contact avec les pôles d’une batterie (K). 11 est évident que le courant se dirigera principalement entre les points a et b, mais qu'une dérivation prendra la direction adddecb. Le galvanomètre (g), mis en communication avec deux points quelconques (c et e)
') Ich darf annehmen, dass der elektrische Widerstand der motorischen und sensiblen Nerven in der Richtung ihrer Längsaxe geringer als in der Richtung ihrer Queraxe ist (A. Gruenhagen, 4,43). Cette supposition fut appuyée la même année (18681 par un travail de Munk (Untersuchungen über das Wesen der Nervenerregung. Bd. 1) et en 1872 par un travail de Hermann (6).