﻿HISTOIRE DE LA DÉCOUVERTE DE L ÉLECTROTONUS.
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fluence sur l'intensité des courants électrotoniques. Les courants eux-mêmes devraient leur formation à la différence des résistances du neurilemme et de son contenu. Hermann cherche la cause de cette différence des résistances non dans la nature même des deux parties du nerf, mais dans l’action du courant par la polarisation. Hermann a intitulé son ouvrage: « Réduction de l’électrotonus a la polarisation intérieure du nerf». Ce titre est en contradiction avec le véritable sens des idées de Hermann. Si ce n'était pas le cas, ce serait la théorie de Mateucci. Les données mêmes du travail de Hermann donnent lieu à la conclusion que la polarisation intérieure n’est pas l’électro-tonus lui même: elle n’est qu’une condition grâce à laquelle les dérivations du courant de batterie acquièrent la possibilité de se propager loin au delà des limites de l’espace intrapolaire. Les courants de l'électrotonus seraient donc des dérivations du courant de batterie, c’est-à-dire la chose même qui est regardée comme essentielle dans la théorie de Gruenhagen.
Ces données me semblent suffisantes pour me permettre de passer à l'objet de ma notice.
Dans la littérature physiologique l’honneur de la découverte des phénomènes électrotoniques dans le nerf est attribué à du Bois-Iteymond. Ce savant y a corroboré lui même par le passage suivant de son œuvre: <Je me permets de faire parcourir ici au lecteur la même route qui, déjà pendant l’été de l’année 1843, m'a conduit à la découverte de l’état électrotonique du nerf (»Ich erlaube mir hier, den Leser ganz den nämlichen Weg zu führen, auf dem ich selber, bereits im Sommer 1843, zur Entdeckung des elektrotonischen Zustandes des Nerven gelangt bin>. Je me propose de montrer par des citations textuelles que de la part de du Bois-Reymond il n'y a point eu de découverte des courants extrapolaires, leur existence ayant déjà été connue depuis 1842, c’est-à-dire 7 ans avant la publication des «Recherches sur l'électricité animale>. Dans l'<Anatomie et Physiologie du système nerveux de l’homme» par F. A. Longet (T. I, 1842, p. 143) nous lisons ce qui suit: «Ceux-ci> (c’est-à-dire les électrodes de la batterie) «étant appliqués au nerf, à deux centimètres environ l'un de l'autre, et les extrémités d'un galvanomètre étant en contact avec ce nerf le plus loin possible du pôle le plus rapproché, l’aiguille s'est déviée à plusieurs reprises de quelques degrés au moment ou l’on fermait le circuit».
Ces paroles montrent clairement que Longet (en commun avec Guérard) avait observé les mêmes courants extrapolaires auxquels du Bois-Reymond donna, le nom de courants électrotoniques.
De même que du Bois-Reymond «décrit la route qui l'avait amené», selon son expression, «à la découverte des courants extrapolaires», j’ai l'intention de décrire la route qui avait, réellement, conduit Longet et Guérard à la découverte. la première par ordre chronologique, des mêmes courants extrapolaires que du Bois-Reymond nomma sept ans plus tard courants électrotoniques.
Comme ses prédécesseurs, Longet avait essayé de répondre à la question: pourquoi le courant de batterie provoque-t-il des contractions musculaires lorsqu’il agit sur quelque élément du nerf? Il avait soigneusement étudié et soumis à un examen critique les données littéraires touchant cette question. Un grand nombre d’auteurs identifiaient avec l’élecricité le principe actif des