﻿HISTOIRE HE LA DÉCOUVERTE HE l’ÉLECTROTONUS
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de cette seconde voie, indiquera un courant dont l’intensité dépendra du rapport des résistances des deux voies (ab et adddecb). Figurons-nous maintenant que l’espace limité par le contour soit rempli d'un mauvais conducteur, quelconque, de verre (fff) par exemple; en ce cas il ne se produira aucun changement dans la distribution des dérivations du courant. Si, au contraire, les deux moitiés du contour ddd et dabced étaient séparées par un bon conducteur, tel qu’un métal quelconque, le galvanomètre ou n indiquerait point de courant ou indiquerait un courant très faible, parce que, grâce à la dérivation nouvellement formée et conduisant bien, le courant passera par là. Entre ces deux cas extrêmes on peut s’imaginer une suite de degrés de conductibilité des conducteurs occupant l’espace fff et donnant au courant dans le galvanomètre telle intensité ou telle autre.
Appliquons au nerf les résultats obtenus pour le schéma métallique. Selon l’idée de Gruenhagen le neurilemme bon conducteur correspondrait à la dérivation dabced: la myéline, à la masse remplissant fff: le cylindre axile, à la dérivation ddd. La fig. 1 représente une coupe longitudinale d'une fibre nerveuse primitive.
Il est évident que plus la différence entre la résistance du neurilemme et celle de la myéline est grande, plus l’intensité des courants dérivés intrapolai-res entre les points c et e (fig. 1) sera grande et vice versa. Il n’est pas moins évident que tout ce qui servira à augmenter la différence susmentionnée des résistances, augmentera aussi l’intensité des courants extrapolaires et vice versa. Déjà en 18(14 Gruenhagen (2) affirmait que lorsqu'une dessication superficielle de la portion be (fig. 1) du nerf a eu lieu, on observe non-seulement une diminution des courants électrotoniques, mais quelquefois leur complète disparition. Si, maintenant, on place sur cette portion légèrement séchée i (fig. 3), qui se trouve entre l'espace dérivé et l’espace intrapolaire, on conducteur indifférent humide quelconque, p. ex. un fil de soie imbibé de sang ou d’une solution de sel marin, on peut toujours constater que le courant extrapolaire, considérablement affaibli
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auparavant, s’accroît rapidement, mais
Fig. 3. il—nerf, K—circuit du courant polarisâteur d’une batterie de Dan. à 8 élém., a—portion dérivée; ni—galvanomètre; longueur de i 7 mm., longueur de chaque portion p et a -- 10 mm.
qu'il est réduit à sa première intensité aussitôt (pic le fil est enlevé. La cause de ce phénomène doit être attribuée à Fi inhibition du neurilemme ainsi qu’à l'agrandissement du diamètre de la portion i. Gruenhagen considère cette expérience comme décisive, en tant qu’elle sert ii consolider son hypothèse et à réfuter celle de du Bois-Reymond d’une manière irrécusable (auf das schlagendste).
Nous voyons donc que tandis que du Bois-Reymond, en se fondant sur un grand nombre d’expériences et de données physiologiques, écarte complètement, dans sa perception de la nature de F électrotonus, la participation des