﻿HT STOTT? E DE LA DÉCOUVERTE DE L’ÉLECTROTONUS.
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nerfs, la force nerveuse etc. De là une explication très simple des phénomènes de la contraction sous l’action du courant sur le nerf, savoir que l'électricité remplace le principe nerveux. Par une série de raisonnements et d’expériences, Longet démontra que <l’électricité et la force nerveuse ne sont point identiques», et que le courant électrique dans son action sur le nerf ne doit être considéré que comme un excitant du principe nerveux («L’électricité n est probablement qu’un simple excitant de la force nerveuse persistante, et son action doit être assimilée à celle des irritants mécaniques ou chimiques»). En passant à l'étude du processus qui provoque des contractions musculaires par l’action du courant sur le nerf. Longet dit ce qui suit: «Il résulterait de ces faits (c’est-à-dire de l'existence des courants extrapolaires) que le galvanisme n exciterait des contractions dans les muscles qu’au moyen de courants dérivés; il y aurait alors deux circuits, l'un composé de la pile, des tils conducteurs et de la portion du nerf comprise entre ceux-ci, l'autre, formé par un courant dérivé du premier, courant qui parcourrait le nerf jusqu à ses dernières ramifications dans les muscles, et retournerait à la pile en suivant des filaments nerveux autres que ceux dans lesquels il serait entré, mais accolés a eux pour constituer le même tronc». Ainsi donc, d après Longet, les contractions des muscles sous l’action du courant de la batterie sur le nerf seraient causées par l’influence directe des courants dérivés sur les muscles.
Nous voyons que Longet et Guérard considéraient les courants extrapolaires non comme un fait physique curieux, mais sans conséquence, au milie-des autres phénomènes électro-physiologiques, qu ils les avaient, au conn traire, découverts pendant qu’ils s’efforçaient de trouver une explication pour les contractions des muscles provoquées par 1 irritation du nert par 1 éle-tricité.
On se demande comment Longet s’expliquait les courants extrapolaires. Ses écrits nous montrent qu'il en attribuait la cause à la différence entre la conductibilité de la myéline et celle du neurilemme. Comparé a la myéline, le neurilemme pourrait être considéré presque comme un diélectrique. 11 est évident qu'en présence d’une enveloppe isolante le courant de la batterie ne peut atteindre la myéline qu’ «au moyen de la sérosité qui mouille le neurilemme». Que les courants dérivés prennent effectivement part a la production des contractions des muscles et que ces courants eux-mêmes sont dus à la différence de résistance des deux parties constituantes du nerf, serait prouvé, selon Longet, par l'expérience de la ligature du nerf entre sa portion irritée et le muscle. En desséchant le nerf et en abolissant la continuité de la myéline, la ligature abolit en même temps la possibilité de la propagation des courants dérivés jusqu’au muscle et cause la production dune dérivation a lendioit
ligaturé.	.	.
Ces données littéraires établissent le fait tout-a-iait certain quo 1 honneur de la découverte des courants extrapolaires («courants dérivés» selon Longet, «courants électrotoniques» selon du Bois-Reymond) appartient entièrement à Longet et Guérard. Ce sont eux encore qui ont formulé une opinion sur les causes immédiates du développement de ces coulants ainsi que sut leur rôle dans la production des contractions musculaires.